Baccalauréat : un âge minimum bientôt fixé par le ministre
Baccalauréat : un âge minimum bientôt fixé

Le ministre de l'Éducation veut instaurer un âge minimum pour le baccalauréat

Le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, a annoncé ce mardi 19 mai 2026, lors d'une conférence de presse à Arcueil (Val-de-Marne), son intention de fixer un âge plancher pour se présenter au baccalauréat. Actuellement, aucun âge minimum n'est requis, ce qui a permis à des enfants de moins de 10 ans de s'inscrire. Le plus jeune candidat cette année a « un peu moins de 10 ans », une situation que le ministre juge peu « souhaitable ».

Un phénomène rare mais préoccupant

En 2025, la plus jeune candidate avait seulement huit ans, et la plus jeune bachelière, neuf ans. Edouard Geffray a déclaré : « Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose d'inscrire son enfant au baccalauréat à huit ans, neuf ans ou dix ans. Je ne suis pas sûr que ça lui rende service. » Il a demandé à ses services d'« expertiser la possibilité » de mettre en place un âge plancher.

Durcissement des règles sur l'orthographe

Le ministre a également réaffirmé sa volonté de renforcer les exigences en orthographe. « Avoir le baccalauréat doit attester d'un certain niveau de maîtrise de la langue. Toute copie qui n'a pas un niveau suffisant en termes d'orthographe, de syntaxe et de grammaire, ne peut pas avoir la moyenne du baccalauréat », a-t-il insisté. Pour la session 2026, des consignes nationales seront données, sans plus de précisions. Il a ajouté qu'aucun repêchage ne serait possible en dessous de 8/20.

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Lutte contre la fraude renforcée

Edouard Geffray a aussi annoncé un renforcement de la lutte contre la fraude, en hausse de 30 % l'an dernier avec 1 208 cas suspectés sur 1,2 million de candidats. Des détecteurs de smartphones et de montres connectées seront installés aléatoirement dans les centres d'examen, et il sera possible d'annuler une épreuve pour un élève reconnu coupable de fraude.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, a réagi : « La véritable exigence qu'on doit aux élèves, c'est de leur donner les moyens de progresser en orthographe avant le bac. Mais cela demande des moyens et c'est sans doute plus difficile à obtenir qu'un effet de com'. »

Les épreuves du bac général et technologique débuteront le 15 juin avec la philosophie, tandis que les épreuves anticipées de français et mathématiques en première auront lieu les 11 et 12 juin. Le bac professionnel commence mercredi.

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