Présidentielle 2027 : Marine Le Pen candidate si la justice le permet
Présidentielle 2027 : Le Pen candidate si justice le permet

Ce mercredi 13 mai, sur RTL, Marine Le Pen a réaffirmé sa volonté de se porter candidate à l'élection présidentielle de 2027, à condition que la justice lui en donne les moyens. Interrogée par Thomas Sotto sur l'impact potentiel d'un port de bracelet électronique sur sa campagne, la présidente du Rassemblement national n'a pas caché son exaspération : « On ne va pas le répéter 200 fois, ça commence à lasser », a-t-elle déclaré.

Une candidature conditionnée par la justice

Marine Le Pen a précisé les conditions de sa participation à la course à l'Élysée. « Si la justice m'empêchait de pouvoir être candidate ou de pouvoir faire campagne, je ne serais pas candidate », a-t-elle affirmé. En revanche, si la peine est assortie d'un sursis, elle se présentera « bien sûr », ajoutant : « J'utiliserais les moyens pour pouvoir continuer à me défendre ».

Les réactions politiques

Le ministre Gérald Darmanin, invité de France Inter, a estimé que le Rassemblement national « peut gagner cette élection présidentielle », tout en soulignant que Jean-Luc Mélenchon est « un candidat extrêmement sérieux, qui fera un score extrêmement important ». De son côté, Jean-Luc Mélenchon, interrogé sur TF1 le 3 mai, a minimisé la menace du RN : « Le Rassemblement national, c'est mon adversaire principal puisqu'il paraît qu'il va gagner. Mais je ne le crois pas. Je ne sais même pas s'ils seront au second tour. Je pense qu'on va les battre à plate couture, pire qu'en 2022 », a-t-il répondu.

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Les sondages et les scénarios

Un sondage Toluna Harris Interactive pour RTL et M6, publié le 4 mai, suggère que l'affrontement au second tour pourrait opposer Jordan Bardella ou Marine Le Pen à Édouard Philippe ou Gabriel Attal. Ces projections restent toutefois volatiles, l'élection n'ayant lieu que dans un an.

L'épée de Damoclès judiciaire

La candidature de Marine Le Pen est suspendue à la décision de la justice, attendue le 7 juillet, dans l'affaire des assistants parlementaires du RN. En première instance, elle a été condamnée à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. « On ne peut pas faire campagne dans ces conditions. Enfin, vous pouvez faire une campagne sans aller le soir rencontrer vos électeurs dans des meetings ? Ce serait une autre manière de m'empêcher, évidemment, d'être candidate », avait-elle réagi en février sur BFMTV.

En cas d'inéligibilité, Marine Le Pen s'est dite prête à laisser sa place à Jordan Bardella, tout en précisant qu'elle ne jouerait pas « un rôle de tutelle » pendant sa campagne. « C'est lui qui déterminera à quel niveau il a besoin de ma présence, de mes conseils, de l'expérience qui est la mienne […] C'est un homme libre, convaincu », a-t-elle conclu.

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