L'ex-ministre espagnol Ábalos nie toute corruption dans l'achat de masques
Ábalos nie toute corruption dans l'achat de masques

José Luis Ábalos, l'ancien ministre espagnol des Transports, a comparu ce lundi devant le Tribunal suprême à Madrid pour son procès pour corruption présumée dans l'achat de millions de masques pendant la pandémie de Covid-19. Interrogé sur un contrat portant sur 8 millions de masques, qui aurait été conclu en échange de commissions, Ábalos a catégoriquement nié toute irrégularité. « Ce n'était qu'un contrat de plus », a-t-il déclaré, affirmant n'avoir jamais personnellement « passé de contrat ».

Les déclarations d'Ábalos

Figure clé de l'ascension au pouvoir du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, l'ancien numéro 3 du Parti socialiste (PSOE), âgé de 66 ans, a expliqué que son rôle se limitait à donner des directives générales. « J'ai toujours dit qu'il fallait faire venir les masques au plus vite, qu'ils mobilisent tous les moyens. Ensuite, pour ce qui est de faire les contrats, ils doivent le faire comme ils le jugent opportun et comme ils savent le faire », a-t-il précisé, renvoyant la responsabilité aux techniciens de son ministère.

Un succès selon l'accusé

L'ancien ministre a qualifié la commande de ces masques de « succès », attribuant les éventuels problèmes contractuels à l'urgence sanitaire du moment. « Ce fut une odyssée de faire venir des masques pour toutes les administrations. Au moins, nous avons pu les faire venir parmi les premiers en Espagne, et à un prix nettement inférieur à la moyenne du moment », a-t-il affirmé, défendant ainsi son action.

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Les accusations graves

Selon l'accusation, Ábalos aurait obtenu en échange de l'attribution de ces contrats des avantages personnels considérables : des compléments de salaire mensuels, le paiement de vacances en famille, des faveurs pour ses maîtresses, et même le paiement de prostituées. Face à ces allégations, l'ancien ministre a répondu : « Je n'ai jamais fait partie d'aucun organe de passation de marchés », niant ainsi toute implication directe.

Les autres accusés et la suite du procès

Dans ce procès débuté le 7 avril, comparaissent également son ancien conseiller Koldo García et l'homme d'affaires Víctor de Aldama. Le jugement doit être mis en délibéré demain, après les conclusions des parties. Le parquet réclame 24 ans de prison pour l'ancien ministre de 66 ans. La décision finale est attendue avec attention, tant cette affaire a marqué l'opinion publique espagnole.

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