Trump menace l'Iran de destruction après de nouvelles frappes
Trump menace l'Iran de destruction après frappes

L’Iran a menacé dimanche 28 juin 2026 de bloquer le détroit d’Ormuz après trois jours d’échanges de frappes avec les États-Unis au Moyen-Orient, compromettant le cessez-le-feu signé le 17 juin. Face à ces tensions, le président américain Donald Trump menace Téhéran de destruction, alors que 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures dépend de ce verrou stratégique.

Menaces iraniennes sur le détroit d’Ormuz

Ce dimanche, l’Iran a prévenu que toute ingérence dans la gestion du détroit d’Ormuz, en dehors du cadre prévu par le protocole d’accord conclu avec Washington, risquait « d’accroître les tensions » dans la région. Téhéran et Washington s’accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu convenu dans leur protocole d’accord signé le 17 juin, en lien avec le contrôle du détroit stratégique, verrouillé par l’Iran pendant la guerre lancée contre lui le 28 février par Israël et les États-Unis.

Le régime des Mollah n’a autorisé qu’un seul couloir de passage, le long de ses côtes, dans cette voie navigable stratégique qui a rouvert le 17 juin, et menace de s’en prendre à tout navire contrevenant. « Aucune autre institution ni aucun autre pays » que l’Iran n’est « responsable » de la gestion du détroit, a martelé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.

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Reprise des hostilités entre Téhéran et Washington

Les hostilités ont repris progressivement à partir de jeudi, après l’annonce par Oman de l’ouverture d’une voie de navigation alternative temporaire, présentée comme une initiative concertée avec l’ONU pour évacuer les marins et navires bloqués. Peu après, un cargo ayant franchi le détroit a été touché par un « projectile d’origine inconnue », Téhéran avertissant ensuite que tous les navires dans la zone devaient obtenir son autorisation préalable. L’attaque a été attribuée à Téhéran par les États-Unis, qui ont frappé le sol iranien, entraînant une réplique iranienne contre des positions américaines, notamment à Bahreïn.

Le même schéma s’est répété après qu’un pétrolier a été touché samedi par un projectile non identifié. En réponse, l’aviation américaine a frappé des infrastructures militaires iraniennes, et Téhéran a riposté en tirant missiles et drones vers le Koweït et Bahreïn.

Donald Trump promet la destruction de l’Iran

Après cet échange de tirs, le président américain Donald Trump a affirmé que l’Iran « cessera d’exister » si les États-Unis décident de repartir en guerre contre lui, accusant Téhéran d’avoir violé le cessez-le-feu. « Des avions américains viennent de frapper des sites de stockage de missiles et de drones iraniens, ainsi que des stations radar côtières, pour avoir violé, ENCORE UNE FOIS, l’accord de cessez-le-feu ! » a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. « Il est fort probable qu’ils n’en tirent jamais les leçons ! Il se peut qu’un jour, nous ne puissions plus faire preuve de raison et que nous soyons contraints de mener à bien par la force militaire la mission que nous avons si bien entamée. Si cela se produit, la République islamique d’Iran cessera d’exister ! » a-t-il ajouté.

De son côté, l’Iran a condamné les frappes américaines « contre plusieurs installations de surveillance et de contrôle sur la côte sud ». Le Koweït a dénoncé « les agressions haineuses et répétées de l’Iran » qui « compromettent » les tentatives de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. À Bahreïn, où des sirènes d’alerte ont retenti à deux reprises durant la nuit, l’armée a annoncé avoir « intercepté et détruit un certain nombre de projectiles utilisés dans ces attaques iraniennes perfides ».

Appel à ne pas dévier du protocole d’accord

« Conformément au protocole d’accord […], toute ingérence » dans la gestion du détroit conduira « à des retards dans [sa] réouverture et augmentera les tensions », a mis en garde Abbas Araghchi à l’occasion d’une visite officielle à Bagdad. Il a exhorté « toutes les parties à ne pas s’ingérer dans la gestion du détroit (….) et à ne pas laisser ce protocole dévier de sa trajectoire », qui vise à permettre la conclusion d’un accord final au terme d’une période de négociations de 60 jours.

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Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont souligné que « des dispositions avaient été prises » pour contrôler le trafic dans le détroit, par où transitait avant-guerre 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures. « Désormais, les navires contrevenants seront traités avec une fermeté accrue », ont-ils prévenu. « Tant que le détroit d’Ormuz restera sous le couvert de notre gestion […] c’est une erreur de mettre à l’épreuve ceux qui l’ont déjà été », a pour sa part averti sur X Mohammad Mokhber, conseiller du guide suprême.

Situation au Liban : Israël poursuit ses frappes

Au Liban, Israël a poursuivi ses frappes sur le sud, malgré l’accord-cadre en vue d’une « paix durable » signé vendredi à Washington par les deux pays et l’inclusion du front libanais, sous pression de Téhéran, dans le protocole d’accord avec Washington. « La fin des opérations militaires » israéliennes au Liban, et le retrait israélien du pays, sont une « condition essentielle » pour un « accord final et durable » de paix dans la région, a affirmé dimanche le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

Selon l’Agence libanaise d’informations (ANI), l’aviation israélienne a mené dimanche des bombardements dans le sud, au lendemain d’autres frappes qui avaient fait un mort samedi, selon Beyrouth. De son côté, l’armée israélienne a annoncé la mort d’un soldat « tombé au combat dans le sud du Liban », portant à 38 ses pertes depuis le début du conflit le 2 mars.

Le chef du Hezbollah pro-iranien, Naïm Qassem, a rejeté comme « honteux » l’accord-cadre, et le député de la formation chiite, Hassan Fadlallah, a affirmé dimanche que le texte « ne serait pas appliqué », mettant en garde contre le risque d’un « conflit interne ». Le président libanais Joseph Aoun avait la veille assuré à Donald Trump que l’État libanais « assumerait ses responsabilités » pour appliquer l’accord, qui conditionne le retrait d’Israël du pays – dont il occupe un secteur dans le sud – au désarmement du Hezbollah. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est réjoui d’un « coup porté à l’Iran et au Hezbollah ».