Israël maintient sa présence sur le Golan et élimine des terroristes en Syrie
Israël maintient sa présence sur le Golan et élimine des terroristes

Israël a annoncé ce dimanche avoir tué plusieurs terroristes en Syrie, tout en réaffirmant sa volonté de maintenir sa présence sur le plateau du Golan, territoire syrien occupé depuis 1967. L'armée israélienne a précisé dans un communiqué que ses forces avaient mené une opération ciblée contre un groupe armé près de la frontière, dans la zone tampon contrôlée par les Nations unies.

Une opération ciblée revendiquée par Tsahal

Selon le porte-parole de l'armée israélienne, les frappes ont visé "plusieurs terroristes" qui s'apprêtaient à lancer des roquettes vers le nord d'Israël. L'opération a été menée par des drones et des tirs d'artillerie, sans faire de victimes civiles, affirme Tsahal. "Nous ne tolérerons aucune menace contre nos citoyens et nos soldats", a déclaré un responsable militaire sous couvert d'anonymat.

L'agence de presse officielle syrienne SANA a rapporté que des explosions avaient été entendues dans la région de Quneitra, sans donner de bilan précis. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé la mort de quatre combattants pro-iraniens, selon ses sources.

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Le Golan, une zone de tension permanente

Israël occupe le plateau du Golan depuis la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexé en 1981, une décision non reconnue par la communauté internationale. En 2019, les États-Unis ont reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan, mais l'ONU continue de considérer la région comme occupée. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a réitéré dimanche que "le Golan restera israélien pour toujours".

Cette position est contestée par la Syrie et ses alliés, dont l'Iran et le Hezbollah libanais. Depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011, Israël a mené des centaines de frappes en Syrie contre des positions iraniennes et des groupes armés soutenus par Téhéran.

Une escalade régionale redoutée

L'opération de dimanche intervient dans un contexte de tensions accrues entre Israël et l'Iran. La semaine dernière, Téhéran a menacé de représailles après une frappe attribuée à Israël contre un site militaire près de Damas. Les experts redoutent une escalade régionale, alors que les négociations sur le nucléaire iranien sont au point mort.

"Israël cherche à dissuader toute attaque en frappant préventivement, mais cela risque d'enflammer la région", analyse un chercheur du Centre d'études stratégiques de Tel-Aviv. Les Nations unies ont appelé à la retenue et au respect de la souveraineté syrienne.

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