Neuf personnes ont perdu la vie et 31 autres ont été blessées à Kyiv ce samedi 2 juillet lors de frappes russes, selon un bilan actualisé des autorités ukrainiennes. Le président Volodymyr Zelensky a immédiatement dénoncé une attaque « délibérée » contre des civils.
Des frappes en pleine journée
Les bombardements ont eu lieu en milieu de journée dans le quartier de Solomyansky, dans l’ouest de la capitale ukrainienne. Un immeuble résidentiel a été touché, provoquant un incendie et l’effondrement partiel de la structure. Les secours ont travaillé pendant des heures pour dégager les victimes des décombres.
Le service d’État ukrainien des situations d’urgence a indiqué que 31 personnes avaient été hospitalisées, dont 12 dans un état grave. Parmi les blessés figurent deux enfants, âgés de 5 et 12 ans.
Zelensky dénonce une attaque délibérée
Dans une déclaration télévisée, Volodymyr Zelensky a affirmé : « Une fois de plus, l’ennemi vise délibérément des civils. C’est un acte de terreur qui ne restera pas impuni. » Il a appelé les partenaires internationaux à fournir davantage de systèmes de défense antiaérienne pour protéger les villes ukrainiennes.
Selon l’armée de l’air ukrainienne, les frappes ont été menées à l’aide de missiles de croisière Kalibr, lancés depuis la mer Noire. Les systèmes de défense aérienne ukrainiens auraient intercepté 15 missiles, mais plusieurs ont atteint leurs cibles.
Un bilan qui s’alourdit
Le maire de Kyiv, Vitali Klitschko, a confirmé que les opérations de secours se poursuivaient et que le bilan pourrait encore s’alourdir. Il a précisé que les frappes avaient également endommagé des infrastructures civiles, dont une école et un centre commercial situés à proximité.
Cette attaque intervient alors que la guerre en Ukraine entre dans son sixième mois. Depuis le début du conflit, des milliers de civils ont été tués, et les forces russes sont régulièrement accusées de cibler des zones résidentielles.
Réactions internationales
L’Union européenne a condamné « avec la plus grande fermeté » ces frappes. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a déclaré que « ces actes constituent des crimes de guerre ». De son côté, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé son horreur face à la perte de vies civiles et a appelé à une enquête indépendante.
Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide militaire à l’Ukraine, comprenant des systèmes de défense aérienne supplémentaires. Le président Joe Biden a déclaré que « la Russie paiera un lourd prix pour ses atrocités ».



