Guerre en Ukraine : Négociations américaines acceptées dans un contexte d'escalade militaire
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé avoir accepté une proposition américaine d'organiser la semaine prochaine de nouvelles négociations visant à mettre fin à la guerre avec la Russie. Ces pourparlers, qui pourraient se tenir aux États-Unis, auront la question des territoires au cœur des discussions, selon des informations de l'agence Bloomberg.
Des conditions strictes pour les élections ukrainiennes
Dans une déclaration importante, Volodymyr Zelensky a affirmé que l'Ukraine n'organiserait des élections qu'après un cessez-le-feu et l'obtention de garanties de sécurité. Cette position fait suite à des informations du Financial Times selon lesquelles Kiev envisagerait une présidentielle et un référendum avant la mi-mai. Le président ukrainien a démenti que Washington ait menacé de retirer ses garanties de sécurité en cas de refus d'organiser des scrutins.
Frappes russes intensives sur les infrastructures énergétiques
Les attaques russes se sont intensifiées dans la nuit du 11 au 12 février, avec des conséquences dramatiques pour la population civile :
- 2 600 immeubles supplémentaires privés de chauffage à Kiev après des frappes sur des infrastructures énergétiques
- Plus d'un millier d'immeubres déjà affectés par les attaques précédentes
- L'armée ukrainienne a détecté 219 drones et 25 missiles russes au cours de la nuit
- 197 drones et 16 missiles ont été neutralisés selon les autorités ukrainiennes
Réactions diplomatiques et soutiens internationaux
Sur le front diplomatique, plusieurs développements significatifs ont marqué la journée :
- L'Union européenne envisage d'ouvrir au moins deux camps d'entraînement pour militaires ukrainiens en Ukraine en cas de cessation des combats, selon la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.
- Le Royaume-Uni a annoncé un financement de 150 millions de livres sterling (environ 172 millions d'euros) pour l'achat d'armes américaines destinées à l'Ukraine via le mécanisme PURL de l'OTAN.
- Le Parlement européen a approuvé le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, un vote auquel s'est opposé Jordan Bardella, président du Rassemblement national.
Rejet russe du plan de paix et frappes ukrainiennes
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a rejeté le plan de paix américano-ukrainien en 20 points, affirmant que les versions ultérieures du texte résultaient de tentatives de Volodymyr Zelensky et de pays européens de modifier l'initiative américaine.
En réponse, l'état-major ukrainien a confirmé avoir visé une usine pétrochimique de Lukoil à Volgograd, d'une capacité d'environ 300 000 barils de brut par jour, déjà ciblée à neuf reprises.
Controverse olympique et bilan humain lourd
Le Comité international olympique a disqualifié le skeletoneur ukrainien Vladyslav Heraskevytch pour avoir porté un casque honorant des coéquipiers tués lors du conflit. Cette décision s'ajoute à l'interdiction faite à d'autres athlètes ukrainiens de porter des slogans jugés politiques.
Sur le plan humain, les pertes continuent de s'alourdir :
- Une frappe russe sur l'oblast de Kharkiv a tué trois jeunes enfants et un adulte
- Selon l'ancien chef du MI6 Richard Moore, 30 000 soldats russes auraient été tués en décembre 2025 seulement
- Volodymyr Zelensky a évoqué 55 000 militaires ukrainiens tués officiellement, avec un grand nombre de disparus
Flotte fantôme russe et tensions maritimes
L'Autorité maritime danoise a révélé que 292 déplacements de pétroliers visés par les sanctions de l'UE ont été effectués dans les eaux danoises en 2025, soit près d'un par jour. Cette flotte fantôme russe soulève des inquiétudes quant aux risques de pollution et de sabotage.
Alors que les pourparlers se préparent, la situation sur le terrain reste extrêmement tendue, avec des frappes quotidiennes et des positions diplomatiques qui semblent encore éloignées d'une résolution pacifique du conflit.