Corée du Nord : Kim Ju Ae, la fille de Kim Jong-un, pressentie comme héritière
Kim Ju Ae, fille de Kim Jong-un, héritière pressentie

Kim Jong-un prépare-t-il sa succession ? Sa fille Kim Ju Ae en ligne de mire

Selon des informations du service national du renseignement sud-coréen (NIS), le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pourrait être sur le point de désigner sa fille, Kim Ju Ae, comme son héritière à la tête du pays. Cette analyse, révélée jeudi par le parlementaire Lee Seong-kweun après un briefing du NIS, s'appuie sur la présence de plus en plus marquée de l'adolescente lors d'événements officiels majeurs, laissant penser qu'elle est en passe de prendre la relève dans la dynastie Kim.

Une présence accrue lors d'événements clés

Le NIS a notamment souligné une visite en janvier au palais du Soleil Kumsusan, où reposent les anciens dirigeants Kim Il Sung et Kim Jong Il. Lors de cette visite, Kim Ju Ae a rendu hommage à ses ancêtres aux côtés de son père, un geste symbolique fort dans le contexte de la succession. Le renseignement sud-coréen surveillera de près sa possible présence au congrès du parti au pouvoir à Pyongyang à la fin du mois, ainsi que sa place dans l'ordre de préséance, ce qui pourrait confirmer son statut d'héritière.

Un congrès crucial pour l'avenir du pays

Ce congrès, une grand-messe du pouvoir, doit permettre au gouvernement nord-coréen de dévoiler ses orientations nationales, couvrant des domaines sensibles comme la politique étrangère, l'économie et le nucléaire. Cependant, il sert aussi souvent de tribune pour annoncer des changements au sein de la direction du parti. Des analystes estiment que Kim Ju Ae pourrait y être nommée première secrétaire de son comité central, la positionnant comme numéro deux, un pas de plus vers la succession.

Une ascension médiatique révélatrice

L'existence de Kim Ju Ae a été révélée en 2022, lorsqu'elle a assisté avec son père au lancement d'un missile balistique intercontinental. Depuis, les médias officiels nord-coréens la désignent par des qualificatifs tels que "l'enfant bien-aimée" du pays ou "grande guide", des termes habituellement réservés aux dirigeants suprêmes et à leurs héritiers. Cette ascension médiatique renforce l'hypothèse d'une préparation à la succession.

La dynastie Kim, une tradition de pouvoir héréditaire

La Corée du Nord est dirigée d'une main de fer par la dynastie Kim depuis sa fondation en 1948, avec Kim Jong-un représentant la troisième génération après son père, Kim Jong Il, et son grand-père, Kim Il Sung. Le flou entretenu par le leader actuel sur sa descendance semble se dissiper avec l'émergence de sa fille, suggérant une continuité dynastique.

En résumé, les signaux envoyés par Pyongyang, combinés aux analyses du renseignement sud-coréen, indiquent que Kim Ju Ae pourrait bien être la future dirigeante de la Corée du Nord, perpétuant ainsi l'héritage familial dans ce pays reclus.