Cinq personnes ont été blessées dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2025 lors de deux attentats à l'explosif visant les domiciles de cadres du parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND), au pouvoir en Grèce. Les faits se sont produits à Athènes et dans la banlieue de la capitale, selon les autorités.
Des attaques coordonnées contre le parti au pouvoir
La première explosion a eu lieu vers 2h30 du matin devant la maison d'un député de la ND, dans le quartier de Kaisariani. La seconde, une heure plus tard, a ciblé le domicile d'un haut responsable du parti à Glyfada, au sud d'Athènes. Les deux engins, de fabrication artisanale, ont provoqué des dégâts matériels importants et blessé légèrement cinq personnes, dont deux membres des familles des victimes et trois passants.
Selon la police grecque, les explosifs étaient de type faible puissance, mais placés de manière à maximiser l'effet de souffle. Aucune revendication n'a été émise dans l'immédiat, mais les enquêteurs privilégient la piste de groupes d'extrême gauche ou anarchistes, qui ont déjà mené des actions similaires par le passé.
Réactions politiques et mesures de sécurité
Le gouvernement grec a immédiatement condamné ces actes. Le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, a déclaré : « Ces attaques lâches visent à saper la démocratie et l'État de droit. Nous ne céderons pas à la terreur. » Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a convoqué une réunion d'urgence des services de sécurité.
Les forces de l'ordre ont été placées en état d'alerte maximale et des patrouilles renforcées sont déployées autour des bâtiments officiels et des domiciles de personnalités politiques. Le ministre de la Protection civile, Michalis Chrysochoidis, a annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire et promis de « tout mettre en œuvre pour identifier et arrêter les auteurs ».
L'opposition de gauche, notamment le parti SYRIZA, a également condamné les attentats, tout en appelant à ne pas instrumentaliser ces événements à des fins politiques. « La violence politique est inacceptable, mais elle ne doit pas servir à justifier des restrictions des libertés publiques », a déclaré un porte-parole de SYRIZA.
Un contexte de tensions politiques
Ces attaques surviennent dans un climat politique tendu en Grèce, marqué par des manifestations contre la politique économique du gouvernement et une recrudescence des actes de violence politique. En 2024, plusieurs attentats à la bombe avaient déjà visé des bâtiments publics et des symboles du capitalisme, sans faire de victimes. Les autorités redoutent une escalade.
Les cinq blessés, dont les jours ne sont pas en danger, ont été transportés à l'hôpital. Les dégâts matériels sont estimés à plusieurs dizaines de milliers d'euros. La police a lancé un appel à témoins et examine les images des caméras de surveillance du quartier.



