Bad Bunny rejoint le musée Grévin sans la superstar présente
Bad Bunny rejoint Grévin sans la superstar présente

La statue de cire du célèbre chanteur Bad Bunny a été dévoilée mercredi 1er juillet 2026 au musée Grévin, à Paris, mais en l’absence de la superstar, qui donnera dans quelques heures le coup d’envoi de son concert à Marseille, dans le sud de la France.

Un double assis sur une chaise en plastique

Le double de l’icône latino est assis sur une chaise en plastique, chemise ouverte sur des tatouages et célèbre chapeau de paille sur la tête, à côté d’une autre chaise vide - en référence à la pochette du dernier album du chanteur, Debi tirar mas fotos, au succès planétaire.

Contrairement aux usages, le personnage de Bad Bunny, Benito Antonio Martinez Ocasio de son vrai nom, a été réalisé sans l’artiste – qui, compte tenu de son calendrier, « ne pouvait être disponible », selon le directeur général du musée, Yves Delhommeau –, essentiellement à partir de photos et documents. Sa « fabrication » a demandé près de sept mois.

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Un phénomène mondial

Le musée Grévin « a tout fait » pour avoir la star parmi ses statues, a ajouté Yves Delhommeau. « C’est aujourd’hui le chanteur le plus écouté dans le monde. C’est un phénomène absolument extraordinaire, non seulement de la chanson mais de la culture » et « son influence politique a pris beaucoup d’ampleur ».

L’artiste de 32 ans, qui s’est produit lors du spectacle de la mi-temps du Super Bowl (la finale du championnat de football américain), a propulsé le reggaeton et la trap latine au sommet de la pop mondiale.

Tournée européenne et polémique autour de la « casita »

En pleine tournée mondiale, Bad Bunny sera en concert mercredi au stade Vélodrome de Marseille, avant de donner deux dates à Paris, samedi 4 et dimanche 5 juillet 2026 à Plenitude Arena (nouveau nom de Paris La Défense Arena depuis le 1er juillet).

La tournée de Bad Bunny ne fait pas seulement vibrer les fans, elle alimente aussi le débat : en cause, la « casita », décor central des concerts inspiré d’une maison modeste. Elle devait symboliser une identité forte, mais sa fonction réelle interroge…

Supposée célébrer la culture et la diaspora portoricaine, elle se mue en espace VIP très convoité : au fil des shows, des célébrités s’y pressent, des footballeurs Lamine Yamal ou Robert Lewandowski, à l’actrice espagnole – et compagne de Kylian Mbappé – Ester Expósito.

Autre polémique, la sélection du public invité par la star à rallier sa « casita » : en effet, seules des femmes « jeunes, minces et séduisantes » seraient choisies… C’est d’autant plus décevant pour ses fans que l’artiste s’était jusque-là construit une image engagée en dénonçant les féminicides et en bousculant les codes machistes.

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