Les États-Unis ont lancé des frappes militaires contre des cibles en Iran, en réponse à une série d'attaques contre des navires marchands et militaires dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le Pentagone mercredi 8 juillet 2026. L'opération, autorisée par le président américain, visait des installations de la marine iranienne et des sites de missiles antinavires utilisés pour ces agressions.
Des attaques répétées en mer
Depuis plusieurs semaines, le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrole, est le théâtre d'incidents. Le 6 juillet, deux pétroliers, l'un battant pavillon des Îles Marshall et l'autre du Panama, ont été endommagés par des drones et des missiles. Selon le commandement central américain (CENTCOM), ces attaques ont fait quatre blessés parmi les équipages. Les autorités iraniennes ont nié toute implication, mais les États-Unis affirment disposer de preuves.
"Nous ne tolérerons pas que la liberté de navigation soit menacée", a déclaré le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, lors d'une conférence de presse. "Ces frappes sont un message clair : nous défendrons nos alliés et nos intérêts."
Les détails des frappes américaines
L'opération, baptisée "Bouclier du Golfe", a impliqué des chasseurs-bombardiers F-35 et des missiles de croisière tirés depuis des navires en mer d'Arabie. Les cibles comprenaient des radars, des batteries de missiles antinavires et des bases navales près de Bandar Abbas et de l'île de Kharg. Le Pentagone a indiqué que les frappes avaient détruit "la majorité des capacités offensives iraniennes dans la région".
Selon des sources militaires, au moins 12 soldats iraniens ont été tués et 20 autres blessés. L'Iran a confirmé des pertes, mais a minimisé l'ampleur des dégâts, promettant des représailles. "L'Amérique paiera un lourd tribut pour cette agression", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
Réactions internationales et impact économique
La communauté internationale s'est montrée divisée. L'Union européenne a appelé à la désescalade, tandis que la Russie et la Chine ont condamné les frappes américaines. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence.
Les prix du pétrole ont bondi de 8 % en une journée, le baril de Brent dépassant les 95 dollars. Les compagnies maritimes redoutent une perturbation majeure du trafic dans le détroit d'Ormuz, par où transite environ 20 % du pétrole mondial. Plusieurs assureurs ont déjà suspendu la couverture des navires transitant par la zone.
Selon l'analyste militaire John Kirby, "nous entrons dans une phase d'incertitude stratégique. L'Iran pourrait tenter de frapper des intérêts américains ou israéliens dans la région, ou utiliser ses mandataires au Yémen ou en Irak."



