Le 30 juin 2026, l'Assemblée nationale populaire de Chine a adopté une loi-cadre intégrant la pensée de Xi Jinping sur l'unité ethnique comme principe directeur. Cette loi, intitulée « Loi sur la promotion de l'unité ethnique et du progrès », vise à renforcer la cohésion nationale et à lutter contre ce que Pékin appelle le « séparatisme ethnique ».
Une loi qui consacre la sinisation
Le texte impose l'enseignement obligatoire du mandarin dans toutes les régions autonomes, y compris au Tibet et au Xinjiang, et promeut l'intégration des minorités dans la culture dominante han. Selon un rapport officiel de l'agence Xinhua, la loi prévoit des sanctions pour toute « activité qui nuit à l'unité ethnique », notamment la diffusion de contenus « séparatistes » sur Internet.
Réactions internationales
L'ONU a exprimé ses préoccupations, estimant que cette loi pourrait « restreindre les droits culturels et linguistiques des minorités ». Amnesty International a dénoncé une « assimilation forcée », tandis que le gouvernement chinois défend la loi comme une mesure de stabilité. « La pensée de Xi Jinping sur l'unité ethnique est une contribution majeure à la gouvernance nationale », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Impact sur les minorités
La loi renforce le système de « double direction » dans les écoles, où les cours d'histoire et de religion doivent désormais être approuvés par les autorités centrales. Au Xinjiang, où vit la minorité ouïghoure, les critiques redoutent une accélération de la surveillance et des arrestations. Selon des chiffres cités par Human Rights Watch, plus d'un million de Ouïghours auraient été placés dans des camps de « rééducation » depuis 2017.



