Attaque contre l'ancien Premier ministre somalien
L'ancien Premier ministre somalien Hassan Ali Khaïre a affirmé, mardi 2 juin, avoir été la cible d'une attaque menée par les forces de sécurité gouvernementales à Mogadiscio. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, il a indiqué que son convoi avait été pris pour cible alors qu'il se déplaçait dans la capitale. L'attaque n'a fait aucune victime, mais elle suscite de vives inquiétudes quant à la stabilité politique du pays.
Des circonstances encore floues
Selon les informations disponibles, l'incident s'est produit en plein jour, dans un quartier résidentiel de Mogadiscio. Des témoins ont rapporté avoir entendu des tirs d'armes automatiques pendant plusieurs minutes. Les forces de sécurité ont rapidement bouclé la zone, mais n'ont pas immédiatement commenté l'événement. Hassan Ali Khaïre, qui a été Premier ministre de 2017 à 2020, a dénoncé une tentative d'assassinat orchestrée par le gouvernement actuel, dirigé par le président Hassan Sheikh Mohamoud.
Un climat politique tendu
Cette attaque intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les différentes factions politiques somaliennes. Le pays, en proie à une insurrection islamiste menée par les shebabs, peine à trouver une stabilité durable. Les élections prévues pour 2026 ont été reportées à plusieurs reprises, alimentant les rivalités. L'opposition accuse régulièrement le gouvernement d'utiliser les forces de sécurité pour réprimer ses adversaires.
Hassan Ali Khaïre, figure de l'opposition modérée, a appelé la communauté internationale à enquêter sur cet incident. Il a également exhorté ses partisans à rester calmes et à ne pas répondre à la provocation. De son côté, le gouvernement somalien n'a pas encore réagi officiellement aux accusations.
Réactions internationales
Plusieurs pays occidentaux, dont les États-Unis et la France, ont exprimé leur préoccupation face à cette escalade de la violence politique. L'Union africaine, qui maintient une mission de maintien de la paix en Somalie, a appelé au dialogue et à la retenue. L'ONU a également condamné l'attaque et demandé une enquête transparente.
Un précédent inquiétant
Ce n'est pas la première fois qu'un ancien dirigeant somalien est pris pour cible. En 2022, l'ancien président Sharif Sheikh Ahmed avait survécu à une attaque à la bombe contre son convoi. Ces événements rappellent la fragilité de la sécurité en Somalie, malgré les progrès accomplis ces dernières années.



