Au moins dix-sept personnes ont perdu la vie jeudi 28 mai au Liban, selon un bilan provisoire rapporté par les autorités locales. Parmi les victimes figurent une femme et deux enfants, tués dans une frappe près de Beyrouth. Cet événement tragique survient dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et le Hezbollah, qui ont ravivé les craintes d'une escalade régionale.
Des frappes meurtrières près de la capitale
Les frappes aériennes ont visé plusieurs localités du sud du Liban, mais aussi les faubourgs sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Selon des sources médicales, au moins trois civils ont été tués dans une attaque contre un immeuble résidentiel dans la banlieue sud de la capitale. Les secouristes continuent de fouiller les décombres à la recherche d'éventuels survivants.
La Finul tire la sonnette d'alarme
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a exprimé sa vive préoccupation face à cette escalade. Dans un communiqué, elle a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a mis fin à la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah. La Finul a également déploré que les civils paient le prix fort de ces affrontements.
Un contexte régional explosif
Ces violences interviennent alors que les tensions sont déjà vives entre Israël et le Hezbollah, notamment en raison du conflit à Gaza. Depuis plusieurs semaines, les échanges de tirs se multiplient à la frontière israélo-libanaise, faisant craindre une guerre ouverte. Les frappes de jeudi marquent une escalade significative, avec des frappes en profondeur dans le territoire libanais.
Réactions internationales
La communauté internationale a réagi avec inquiétude. Les États-Unis ont appelé à la désescalade, tandis que la France a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a condamné les violences et exhorté les parties à revenir au cessez-le-feu.
Un lourd tribut pour les civils
Les frappes de jeudi portent à plus de 500 le nombre de morts au Liban depuis le début des hostilités en octobre 2023, selon un décompte de l'AFP. Les organisations humanitaires alertent sur la détérioration de la situation des civils, pris au piège des combats. Des milliers de personnes ont déjà fui leurs foyers dans le sud du pays.



