Nanterre a égalisé à une victoire partout dans cette demi-finale au meilleur des cinq manches en s'imposant 98-89 ce mercredi soir à Gaston-Médecin. Diminuée, la Roca Team a craqué sur la fin. Prochain rendez-vous pour la 3e manche samedi à Nanterre (17h).
Un match à deux visages
Monaco, porté par ses tirs de loin, a longtemps mené ce mercredi soir à Gaston-Médecin... Longtemps. Jusqu'à deux minutes de la fin et des poussières, en fait. Une Roca Team proche de la balle de break et du 2-0, donc. Mais Nanterre n'a jamais lâché. Le club francilien, outrancièrement dominateur au rebond, est toujours resté en embuscade. Avant de porter l'estocade à une Roca Team usée, qui a sans doute payé la note de son effectif réduit à 8, d'autant que l'ASM a pratiquement joué à 7 hier soir avec son pivot Kevarrius Hayes vite touché par deux fautes et très peu utilisé par la suite.
Et même si la fin de match a basculé sur une erreur d'arbitrage assez grossière (coup de coude de Donta Scott sur Matthew Strazel à 30 secondes de la fin, transformé en faute de Strazel), alors que le score était de 92-89 pour Nanterre, on ne peut pas dire que le club des Hauts-de-Seine a volé sa victoire.
Failles béantes au rebond
Deux minutes de trop pour Monaco, qui a longtemps vécu sur son adresse aux tirs, sur le talent d'Elie Okobo, sur les réussites à 3-pts de Yoan Makoundou, dans un registre que l'on n'attendait pas. Mais l'édifice monégasque ainsi fragilisé par les failles béantes au rebond a fini par céder. Roko Prkacin, notamment, le pivot croate de Nanterre, a fait sa moisson... Et lorsque les gâchettes de Nanterre ont pris feu dans le money-time, Leo Schoormann en particulier, ce qui devait arriver arriva, Monaco n'a plus trouvé la force et les ressources pour donner le dernier coup de reins.
Elie Okobo, intenable et brillant en première mi-temps, a pourtant longtemps plané sur cette deuxième manche. Strazel et Blossomgame n'étaient pas en reste en deuxième période. Mais la folle adresse de l'ASM avant la pause (9/13 à la mi-temps) n'a en définitive pas résisté à la réalité du combat, avec un 4e quart-temps en mode catastrophe.
Tarpey : « On a trop lâché mentalement »
Il y aura donc au minimum 4 manches à disputer dans cette série, les deux prochaines à Nanterre. Monaco, dès samedi pour le 3e opus, pourrait retrouver son guide Alpha Diallo dans l'effectif. Cela ne sera pas de trop pour tenter de grimper jusqu'à la finale.
« On n'était pas assez concentré sur les petites choses », a réagi l'arrière Terry Tarpey à la fin. « On sait qu'ils ont une des meilleures équipes du championnat au niveau des rebonds offensifs et on a trop donné, surtout dans le 4e quart-temps. Du relâchement ? Oui, malheureusement », a concédé l'arrière franco-américain. « Même en playoffs on connaît des montagnes russes, on a trop lâché mentalement en seconde période. Eux ont joué pour leur vie, c'était clair, ils étaient vraiment physiques, ils se sont battus sur chaque ballon », a poursuivi l'arrière international. « Jouer sous pression ? C'est important pour nous d'en avoir un peu, parce que sans pression on n'est pas assez focalisé sur les petites choses. L'adresse qui a chuté un peu ? Quand on met les tirs c'est du bon basket, mais avec la fatigue les tirs ne rentrent pas et on ne fait les stops en défense. C'est compliqué d'analyser ça pendant le match, mais si on ne fait pas les efforts et si on ne prend pas les rebonds... ».
Et Monaco a payé la note. 1-1, tout reste à faire entre les deux équipes.



