Iran : les Gardiens de la révolution ont les mains libres depuis la mort d'Ali Khamenei
Iran : Gardiens de la révolution libres depuis la mort de Khamenei

Depuis la mort du guide suprême Ali Khamenei, survenue le 28 mai 2026, les Gardiens de la révolution islamique (pasdaran) ont considérablement renforcé leur emprise sur l'Iran. Selon plusieurs analystes et diplomates occidentaux, cette force paramilitaire, déjà puissante du vivant de Khamenei, agit désormais sans véritable contre-pouvoir, contrôlant à la fois les leviers économiques, sécuritaires et politiques du pays.

Un vide de pouvoir comblé par les pasdaran

La mort d'Ali Khamenei, qui avait dirigé l'Iran pendant 37 ans, a créé un vide institutionnel que les Gardiens de la révolution ont rapidement comblé. Le successeur désigné, l'ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi, âgé de 77 ans et en mauvaise santé, n'a pas l'autorité ni la légitimité de son prédécesseur. En conséquence, les pasdaran ont accru leur influence dans les nominations clés, notamment au sein du gouvernement et du système judiciaire.

Un haut responsable européen, sous couvert d'anonymat, a déclaré : « Les Gardiens de la révolution sont devenus l'autorité de facto en Iran. Ils contrôlent l'économie, le commerce extérieur, et même les décisions politiques majeures. Le guide suprême n'est plus qu'une figure de proue. »

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Contrôle économique et répression accrue

Les pasdaran ont également étendu leur mainmise sur l'économie iranienne, notamment via leurs filiales dans la construction, l'énergie et les télécommunications. Selon un rapport du Congrès américain publié en juin 2026, les Gardiens contrôlent désormais environ 40 % de l'économie iranienne, contre 30 % avant la mort de Khamenei. Cette emprise leur permet de contourner les sanctions internationales et de financer leurs activités.

Sur le plan sécuritaire, la répression des opposants politiques et des manifestants s'est intensifiée. Depuis la mort du guide suprême, au moins 200 personnes ont été arrêtées pour des activités jugées subversives, selon l'ONG Amnesty International. Les Gardiens ont également renforcé leur présence dans les universités et les médias, limitant davantage les libertés d'expression et d'association.

Des divisions internes malgré tout

Cependant, des dissensions commencent à apparaître au sein même des pasdaran. Certaines factions, notamment celles liées à l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad, contestent la mainmise du commandant en chef des Gardiens, le général Hossein Salami. Selon un chercheur basé à Téhéran, « il y a des tensions entre les différentes branches des pasdaran, notamment entre l'armée régulière et les forces paramilitaires bassidji. »

Malgré ces divisions, les Gardiens restent unis face à toute menace extérieure, notamment celle des États-Unis et d'Israël. Leur influence croissante inquiète les chancelleries occidentales, qui redoutent une déstabilisation accrue de la région.

Des conséquences régionales

L'affaiblissement du pouvoir civil en Iran a des répercussions directes sur les pays voisins. Les Gardiens de la révolution sont accusés d'intensifier leur soutien aux milices pro-iraniennes en Irak, en Syrie, au Yémen et au Liban. Selon des sources diplomatiques, les livraisons d'armes et de drones à ces groupes ont augmenté de 25 % depuis juin 2026.

Un analyste du think tank International Crisis Group a souligné : « La mort de Khamenei a libéré les Gardiens de toute contrainte. Ils poursuivent désormais leur agenda régional sans se soucier des conséquences diplomatiques. »

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