En deux mois, les services de l'Agglo de Béziers ont récupéré une centaine de bonbonnes de gaz hilarant vides sur les divers points de collecte du territoire. Ces déchets particuliers sont en attente d'envoi auprès d'un prestataire privé pour leur traitement, et ils coûtent cher à la collectivité.
Un phénomène récent et dangereux
Outre le fléau du protoxyde d'azote sur la santé des usagers, les grosses bonbonnes de gaz utilisées sont devenues un problème pour l'environnement et "un vrai souci" pour le département Prévention et gestion des déchets de l'Agglo Béziers Méditerranée, comme l'indique son directeur, Stéphane Gachon. La collectivité n'est pas équipée pour la collecte, le tri et le traitement de tels déchets. Les déchetteries ne les prennent pas.
"C’est un phénomène récent. On en retrouve de plus en plus, jetées sur la voie publique ou dans les bacs à déchets. C’est un gros problème car elles sont ensuite mises sur la chaîne de tri de Valorbi, notre centre de traitement, et ces déchets dangereux provoquent feux et explosions", explique Stéphane Gachon.
Un coût élevé pour la collectivité
"Vu la prolifération, c’est un gros budget pour l’Agglo", ajoute-t-il. Chaque bonbonne coûte 25 euros à traiter. "J’ai une centaine de bouteilles issues des points de collecte collectifs récupérées sur deux mois, en avril et en mai, en attente d’envoi", précise-t-il. Le coût total pour cette période est donc d'environ 2 500 euros.
En attente d'une réglementation nationale
Stéphane Gachon précise : "Actuellement, des amendements sont proposés par le Sénat pour intégrer ces bonbonnes et cartouches dans une filière REP, à Responsabilité élargie du producteur, qui se base sur l’idée de la responsabilité du producteur, depuis la conception de son produit jusqu’à son traitement et/ou sa destruction." Cependant, le temps législatif peut être très long.
En attendant, l'Agglo collecte les bonbonnes et les envoie à une entreprise privée spécialisée, "même si ce n’est pas la solution". Stéphane Gachon espère qu'"à la rentrée, on aura un calendrier pour y voir plus clair".
Que faire en cas de découverte ?
Si un citoyen trouve une bonbonne sur la voie publique, Stéphane Gachon recommande de "contacter l’Agglo pour trouver une solution".



