Lors de son assemblée générale le 12 juin 2026, l’association de défense de l’environnement Antibes Ouest Golfe-Juan a exprimé son inquiétude face à la prolifération des écureuils de Pallas, une espèce exotique envahissante (EEE) introduite à Antibes à la fin des années 1960. Ces rongeurs, reconnaissables à leur ventre rouge vif, pullulent dans la pinède de Juan-les-Pins et s’étendent désormais à l’intérieur des terres, franchissant même l’autoroute A8.
Une espèce aux conséquences néfastes
Classé comme espèce exotique envahissante, l’écureuil de Pallas entre en compétition avec les espèces locales, transmet des maladies et cause des dégâts matériels. « Aujourd’hui, ce mammifère n’est plus du tout contenu : il a proliféré de manière importante », a déploré Edith Gibert, vice-présidente de l’association Antibes Ouest Golfe-Juan. Selon elle, un plan de lutte pour la période 2025-2028 a été publié par la préfecture, mais les actions restent insuffisantes.
Un manque de moyens dénoncé
L’association pointe un manque criant de moyens. « Les personnes en charge de la régulation, gérées par l’Office français de la biodiversité, ne sont pas défrayées pour leurs déplacements. Il ne leur reste que deux cages, ils n’ont plus de balles, et sont donc limités dans leurs actions », a rapporté Edith Gibert. Elle déplore également l’absence de suivi : « Si un jardin est envahi, à qui s’adresse-t-on ? À quel numéro ? Actuellement, on nous donne des contacts où personne ne répond… Le suivi est à zéro. »
Un dossier citoyen pour alerter la mairie
L’association entend constituer un dossier citoyen avec l’association de La Badine pour interpeller la municipalité. « Nous allons l’envoyer à la mairie pour faire le point sur la situation et demander comment les choses s’organisent concrètement entre la municipalité et la préfecture », a-t-elle précisé. Le maire Jean Leonetti est réticent à l’idée de tuer ces animaux, qui bénéficient d’une image positive auprès du public en raison de leur aspect « mignon ». Son adjoint à la santé, Éric Duplay, a déclaré : « Il est absolument contre le fait de tuer ces animaux, qui ont une très bonne image auprès du grand public à cause de leur beauté. »
Des actions de sensibilisation attendues
L’association souhaite en savoir plus sur la campagne d’information ciblée annoncée avec l’agglomération, qu’elle dit ne pas avoir vue se concrétiser. L’agglomération a répondu : « Plusieurs réflexions sont en cours concernant les modalités d’accompagnement et de sensibilisation des acteurs concernés, sans qu’un dispositif particulier ne soit aujourd’hui arrêté. » Elle mentionne l’association ACEE Terranéo dans la gestion des signalements et des interventions. Contactée, la préfecture n’a pas répondu aux sollicitations.



