En marge de son déplacement à Lacq, ce mardi 5 mai, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a évoqué l'impact de la flambée des prix à la pompe. Si l'électrification du pays est en marche, la crise des carburants, consécutive à la guerre en Iran, se poursuit. Le ministre a rappelé que la plateforme d'aides aux « grands rouleurs » ouvrira le 27 mai.
Une aide ciblée pour les travailleurs modestes
« On souhaite que les aides puissent être distribuées dans la foulée, dans les dix jours qui suivent », a précisé Roland Lescure. Jusqu'à trois millions de travailleurs, voire un peu plus, sont concernés par cette indemnité de 50 euros, conditionnée aux revenus. Elle vise principalement à répondre aux difficultés des travailleurs les plus modestes qui ne peuvent pas se passer de leur véhicule pour leur activité professionnelle.
« On vise ceux qui conduisent plus de 8 000 km par an et qui habitent à 15 km de leur travail. Pour nous, c'est une aide ciblée qui permettra d'aider les Français qui en ont le plus besoin et qui va les accompagner dans cette période difficile », a-t-il ajouté. Le dispositif concerne également les professions libérales.
Pas de panique, selon le ministre
Roland Lescure reconnaît une « vraie pression sur les consommateurs et notamment les gros rouleurs ». Il assure que le gouvernement traite directement avec les filières concernées : agriculteurs, pêcheurs, transport routier, bâtiment et travaux publics. Autre engagement du locataire de Bercy : « On va suivre les marges des distributeurs de manière continue pour s'assurer qu'il n'y a pas d'excès. »
Quant à la demande faite à TotalEnergies par le Premier ministre Sébastien Lecornu de plafonner « généreusement » les prix à la pompe, Roland Lescure assure qu'il continue « d'échanger » avec l'industriel : « Je souhaite surtout reconnaître que TotalEnergies a fait le boulot au mois de mars, a fait le boulot au mois d'avril et continue à le faire au mois de mai. » S'il juge l'impact de cette crise « réel », il insiste sur la résistance de l'économie : « Cette crise reste incertaine, mais à ce stade, pas de panique, la France continue à croître. On reste dans une logique de croissance positive. »



