Suède : militants écologistes condamnés pour action contre jets privés
Suède : militants écolos condamnés pour jets privés

En Suède, des militants écologistes ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis et à des amendes pour une action de protestation contre l'utilisation de jets privés. Le verdict a été rendu par le tribunal de Stockholm, qui a jugé que les militants avaient enfreint la loi en bloquant l'accès à l'aéroport de Bromma, situé près de la capitale.

Les faits reprochés

Le 14 mars 2026, une dizaine de militants du groupe Återställ Våtmarker (Restaurons les zones humides) s'étaient enchaînés aux barrières de l'aéroport de Bromma, empêchant ainsi le trafic aérien pendant plusieurs heures. Leur action visait à dénoncer l'impact environnemental des jets privés, qu'ils considèrent comme un symbole de l'inaction climatique des élites.

Les condamnations

Le tribunal a condamné huit militants à deux mois de prison avec sursis, ainsi qu'à des amendes allant de 5 000 à 10 000 couronnes suédoises (environ 450 à 900 euros). Les peines ont été prononcées pour entrave à la circulation aérienne et violation des règles de sécurité. Les militants, âgés de 20 à 35 ans, ont exprimé leur déception mais ont affirmé qu'ils continueraient à militer pour la cause climatique.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Réactions

Les condamnations ont suscité des réactions contrastées. Les associations écologistes ont dénoncé une décision judiciaire sévère, tandis que les défenseurs de l'ordre ont salué un verdict qui rappelle que la désobéissance civile a des limites. Le gouvernement suédois, quant à lui, a réaffirmé son engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en condamnant les actions illégales.

Contexte plus large

Cette affaire s'inscrit dans un mouvement plus large de contestation écologiste en Suède, où les actions de désobéissance civile se multiplient. En 2025, plusieurs militants avaient déjà été condamnés pour des blocages de routes et d'aéroports. Le recours aux jets privés est particulièrement critiqué en raison de leur empreinte carbone élevée : un jet privé émet en moyenne 2 tonnes de CO2 par heure de vol, soit 10 fois plus qu'un vol commercial.

Le procès a également mis en lumière les tensions entre la nécessité de lutter contre le changement climatique et le respect de l'ordre public. Les militants ont plaidé la nécessité d'agir face à l'urgence climatique, mais le tribunal a estimé que leurs actions étaient disproportionnées.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale