Marc Ouayoun, directeur général de Peter auto, organisateur du Tour Auto, ne cache pas sa joie de revenir en Béarn et au Pays basque les 8 et 9 mai prochains. Le parcours de cette édition 2025 traverse Paris, le pont du Gard, Toulouse, puis Pau le 8 mai et Biarritz le 9 mai. Dans un entretien, il revient sur les spécificités de cette édition, les inscriptions, l'évolution des véhicules admis et l'accueil des villes étapes.
Une édition sous vigilance mais sans encombre
Interrogé sur le contexte géopolitique, Marc Ouayoun assure que l'édition ne présente pas de difficultés particulières. « Nous avons la chance d'avoir un produit exceptionnel avec le Tour Auto. Nous avons été très vigilants, surtout sur la disponibilité des carburants, mais finalement aucun problème majeur n'est à déplorer. »
Des inscriptions toujours en forte demande
Côté inscriptions, l'engouement ne faiblit pas. « Nous avons reçu cette année plus de 50 % de demandes que de places disponibles, avec environ 240 à 245 concurrents au départ, selon les pannes de dernière minute. Malheureusement, nous ne pouvons pas en accepter davantage », explique le directeur.
L'arrivée des Youngtimers et une nouvelle clientèle
Le Tour Auto conserve sa vocation historique : des voitures ayant couru dans les années 1950 à 1970. « Nous intégrons désormais des modèles des années 1980, ce qui permet de voir arriver de nouveaux véhicules. Je rêve de voir une Renault 5 Maxi Turbo sur une prochaine édition ! » s'enthousiasme Marc Ouayoun.
Un itinéraire inédit dans le Sud-Ouest
Le retour dans le Sud-Ouest s'inscrit dans la tradition d'alternance entre le Sud-Est et le Sud-Ouest. « Cette année, nous empruntons un itinéraire complètement différent, en forme de Z : Paris, pont du Gard, Toulouse, Pau le 8 mai, puis Biarritz le 9 mai. »
Pourquoi Pau et Biarritz ?
Les Pyrénées offrent une superbe étape de montagne avec des cols magnifiques, et la région compte des circuits comme Albi, Nogaro ou Pau. « Pau est une ville que nous aimons énormément, très liée à l'automobile ancienne et de compétition, notamment avec le Grand Prix de Pau. Biarritz, en bord de mer, dispose de la capacité hôtelière nécessaire pour accueillir les 1 200 personnes de l'organisation », précise-t-il.
Un accueil fabuleux des municipalités et du public
Marc Ouayoun salue l'accueil dans le Sud-Ouest : « Nous avons toujours un accueil fabuleux, aussi bien des municipalités que du public. »
Des villes étapes de plus en plus difficiles à trouver ?
Certaines villes refusent d'accueillir des épreuves automobiles, même historiques. « C'est dommage, car cela va contre le rayonnement de la France et le développement touristique. Au Tour Auto, près de la moitié des concurrents sont étrangers. Beaucoup découvrent nos régions et y reviennent en famille plus tard », conclut-il.



