Le conseil municipal de Signes a émis un avis défavorable à la demande d'autorisation environnementale de la société Écochenille, qui souhaitait quadrupler sa capacité de recyclage de caoutchouc, passant de 9,5 à 40 tonnes par jour. La maire Laurence Menichini et sa majorité ont justifié ce vote par un manque de garanties face aux nuisances sonores, au trafic de poids lourds et à l'absence d'un permis de construire rectificatif.
Un projet d'extension contesté
Lors du conseil municipal du 25 juin 2026, la demande d'Écochenille, spécialisée dans le recyclage de chenilles industrielles usagées, a suscité de vifs débats. La maire a révélé que le dirigeant de l'entreprise avait admis lors d'une réunion publique le 12 juin que l'activité n'était pas viable avec les volumes initiaux. Cette déclaration a conduit la majorité à critiquer l'opposition pour son manque de vigilance lors de la genèse du projet.
Laurence Menichini a souligné qu'il est plus facile de s'opposer aujourd'hui que d'avoir interrogé la réalité économique du modèle hier. Le conseil a assumé un « vote de prudence » en émettant un avis défavorable, jugeant les garanties insuffisantes.
Autres décisions du conseil
Outre ce dossier, les élus ont pris acte du développement de la plateforme logistique AM INVEST 2, portée par le groupe American Vintage. Par ailleurs, la majorité a décidé de ne pas appliquer la révision annuelle des loyers pour une partie des logements communaux, notamment le lotissement Paul Ricard, tant que les travaux d'amélioration (remplacement des volets, rénovation du chauffage et des salles de bains) ne seront pas achevés.



