Deux maires s'unissent contre l'arrivée de Primark à Plan-de-Campagne
Maires contre Primark dans les Bouches-du-Rhône

Dans les Bouches-du-Rhône, les maires de Cabriès et des Pennes-Mirabeau s'opposent à l'implantation de l'enseigne de fast fashion Primark au sein de la zone commerciale Plan-de-Campagne. Pour ce faire, ils entendent créer un comité de pilotage de la zone et en assurer la présidence à tour de rôle.

Un front commun contre la fast fashion

Alors que les travaux préparatoires sont déjà en cours, Amapola Ventron (DVD), maire de Cabriès, et Romain Amaro (DVD), maire des Pennes-Mirabeau, ont annoncé leur volonté de s'unir pour empêcher l'ouverture d'un nouveau magasin du géant irlandais. Primark est déjà présent dans les Bouches-du-Rhône depuis 2013, au centre commercial Marseille Grand Littoral, qui fut d'ailleurs la première boutique inaugurée en France. L'enseigne compte aujourd'hui 30 magasins dans l'Hexagone, dont plusieurs dans le Sud-Est.

Des arguments écologiques et économiques

Interrogée par France 3, Amapola Ventron a justifié cette opposition : « L'ultra fast fashion, elle a surtout deux effets négatifs. L'impact environnemental, déjà, est catastrophique. C'est aussi une menace pour nos emplois, sur notre territoire. On a déjà le vécu de ces enseignes, on sait que quand elle s'installe quelque part, c'est comme si la terre brûlée pour nos emplois. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Romain Amaro a précisé à nos confrères de La Provence : « En clair, il ne faut pas que Primark crée 50 emplois mais en fasse disparaître 150 dans des commerces autour. »

Plan-de-Campagne, une zone commerciale majeure

Créée en 1966, la zone commerciale Plan-de-Campagne abrite plus de 500 enseignes et a été la zone commerciale la plus visitée de France en 2023, avec 49 millions de visiteurs. L'arrivée de Primark y est perçue comme une menace pour le tissu commercial local.

Une loi contre l'ultra fast fashion, mais Primark épargné

Deux ans et demi après son dépôt, le Parlement a définitivement adopté le 29 juin 2026 une proposition de loi visant à enrayer l'essor de la mode éphémère. Selon le ministre du Commerce Serge Papin, les principaux acteurs ciblés sont « Shein, Temu et AliExpress », dont le « modèle économique fondé sur l'accumulation, la rotation permanente ». Primark, classé dans la catégorie fast fashion, n'est pas concerné par cette loi.

Concrètement, le texte instaure un malus financier par produit, qui augmentera dans le temps et pourra grimper jusqu'à 20 euros par pièce en 2030, avec un plafonnement à 50 % du prix hors taxe du produit. Une partie de ces pénalités sera affectée aux infrastructures de collecte et de recyclage.

Primark, locomotive dans les Alpes-Maritimes et le Var

Primark est implanté depuis dix ans dans les Alpes-Maritimes et le Var. Il constitue une véritable locomotive pour les centres commerciaux Shopping Promenade Riviera (ex-Polygone Riviera) à Cagnes-sur-Mer et L'Avenue 83 à La Valette-du-Var.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale