Trump juge le cessez-le-feu terminé après la reprise des bombardements
Trump : cessez-le-feu terminé après les bombardements

Le président américain Donald Trump a estimé mercredi 8 juillet que le cessez-le-feu au Moyen-Orient était « terminé », après la reprise des bombardements israéliens sur la bande de Gaza. « Le cessez-le-feu est terminé. Israël a le droit de se défendre », a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche, ajoutant que les États-Unis soutenaient pleinement l'action de l'État hébreu.

Reprise des frappes et bilan humain

Dans la nuit du 7 au 8 juillet, l'armée israélienne a mené une série de frappes aériennes sur plusieurs secteurs de Gaza. Selon le ministère de la Santé palestinien, au moins 15 personnes ont été tuées, dont des femmes et des enfants, et plus de 40 autres ont été blessées. Les frappes ont visé des infrastructures considérées par Tsahal comme des sites du Hamas, notamment un centre de commandement et des ateliers de fabrication d'armes.

« Nous avons frappé des cibles du Hamas en réponse à des tirs de roquettes depuis Gaza », a déclaré un porte-parole militaire israélien. Le Hamas a confirmé avoir lancé des roquettes vers le sud d'Israël, mais sans faire de victimes. Selon des sources locales, les explosions ont été entendues dans toute la ville de Gaza, provoquant panique et déplacements de populations.

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Réactions internationales

La communauté internationale a réagi rapidement. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à une désescalade immédiate, affirmant que « la violence ne fera qu'aggraver la souffrance des civils ». De son côté, l'Union européenne a exprimé sa « profonde inquiétude » et exhorté les deux parties à revenir à la table des négociations.

L'Égypte, médiateur historique, a condamné les frappes et proposé une nouvelle trêve. « Le Caire est en contact avec toutes les parties pour rétablir le calme », a indiqué un communiqué officiel. Selon des diplomates, les efforts égyptiens se heurtent à l'intransigeance de certaines factions.

Impact humanitaire

La reprise des hostilités aggrave une situation humanitaire déjà critique. Selon l'UNRWA, plus de 80 % de la population de Gaza dépend de l'aide alimentaire. Les hôpitaux, déjà submergés par les blessés, manquent de fournitures médicales. « Nous sommes au bord de l'effondrement », a déclaré un médecin de l'hôpital Al-Shifa.

Les organisations humanitaires appellent à un accès immédiat pour les convois d'aide. « Chaque heure de combat aggrave la catastrophe », a déclaré le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Position américaine

La déclaration de Donald Trump marque un durcissement de la position américaine. « Nous soutenons Israël dans sa lutte contre le terrorisme. Le Hamas doit être tenu pour responsable », a-t-il insisté. Cette prise de position intervient alors que son administration négocie des accords de normalisation avec plusieurs pays arabes, dont l'Arabie saoudite.

Des analystes estiment que cette escalade pourrait compromettre ces discussions. « Trump mise sur un soutien inconditionnel à Israël pour consolider sa base électorale », explique un expert en relations internationales.

Conséquences régionales

La reprise des bombardements menace également la stabilité régionale. Le Hezbollah libanais a condamné les frappes et promis une réponse si les attaques se poursuivent. « La résistance ne restera pas les bras croisés », a averti un porte-parole du mouvement chiite.

En Cisjordanie, des manifestations de soutien à Gaza ont éclaté, tandis que le gouvernement israélien a renforcé la sécurité à ses frontières. « Nous sommes prêts à tous les scénarios », a déclaré le ministre de la Défense, Benny Gantz.

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