La Croix-Valmer : le projet Cœur de village réduit de 240 à 150 logements
Projet Cœur de village réduit à 150 logements à La Croix-Valmer

Le maire de La Croix-Valmer, Nicolas Patel, a présenté mercredi 1er juillet 2026 le bilan de ses 100 premiers jours de mandat, marqués par une révision en profondeur du projet phare de l'ancienne municipalité : le réaménagement du centre-ville, baptisé Cœur de village. Ce projet, initialement prévu pour 240 logements, est désormais ramené à une fourchette de 100 à 150 logements maximum, a annoncé l'édile lors d'une réunion publique.

Un projet phare revu à la baisse

Nicolas Patel a clairement affirmé son opposition au projet hérité de l'ancienne équipe municipale : « On avait dit que nous n’étions pas favorables et que si nous arrivions aux responsabilités, nous arrêterions ce projet : ce que nous avons fait. » Il a précisé qu'un nouveau groupe de travail, intitulé « Notre village demain », planche désormais sur une refonte globale du village, en partant d'une « feuille blanche ».

Le maire a toutefois reconnu des contraintes financières et juridiques : « Il va falloir négocier avec l’aménageur. On a un contrat qui précise qu’il y a 240 logements à construire, une mairie, une police, 700 parkings, et ce n’est pas du tout ce qu’on veut faire. Donc, il y aura une négociation. » Il a évoqué la possibilité de réduire le nombre de logements à 100-150, tout en évitant une révision complète des contrats qui engendrerait des coûts supplémentaires.

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Un mandat sous le signe de l'unité et de la rigueur

Lors de cette réunion, Nicolas Patel a insisté sur la nécessité de préserver l'identité villageoise : « Nous devons faire en sorte que le village redevienne... et continue à être un village. Il n’y a pas de fracture avec des catégories de Croisiens qui s’opposent. Il faut continuer le dialogue avec ceux qui n’ont pas voté pour moi », a-t-il lancé dans un appel à l'unité.

L'élu n'a pas caché les difficultés rencontrées depuis son élection, évoquant « 10 000 sollicitations » et qualifiant les premiers pas à la tête de l'exécutif de « vertigineux ». Pour l'épauler, il a constitué une équipe resserrée de six adjoints, et s'appuie sur les 198 agents municipaux (auxquels s'ajoutent 60 saisonniers estivaux).

Des mesures concrètes en urbanisme et fiscalité

Eric Juvenot, adjoint à l'urbanisme et aux travaux, a fait état d'un « tsunami de demandes » de la part de la population. Il a indiqué que depuis début avril, le service urbanisme a réalisé 25 contrôles, dressant 4 procès-verbaux et prenant un arrêté interruptif de travaux sur un chantier. Cette action vise à rétablir une discipline urbanistique dans la commune.

En matière fiscale, le maire a annoncé une baisse de la surtaxe d'habitation, de 50 % à 30 %, à partir de 2027. Toutefois, il a précisé que la délibération prise trop tôt a été jugée non valable par la préfecture, et qu'il faut attendre un nouveau décret sur les zones tendues.

Le dossier du parking et du jardin du Train des Pignes

Nicolas Patel a également abordé le chantier du parking et du jardin du Train des Pignes, qualifié de « fiasco total ». Il a expliqué que la dalle du jardin avait été réalisée « n’importe comment » et que la commune achève les travaux d'étanchéité à ses frais, les entreprises n'étant pas revenues. Le coût total du chantier est estimé entre 10,5 et 11 millions d'euros. La municipalité prévoit d'engager des contentieux dans les prochaines semaines.

Le maire a conclu en réaffirmant sa volonté de dialogue et de transparence, tout en reconnaissant la complexité des dossiers. « Je ne suis pas un professionnel de l’urbanisme mais c’est passionnant de travailler avec toutes ces personnes pour redéfinir un village », a-t-il déclaré.

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