Le lac du Salagou, avec ses eaux vert turquoise contrastant avec la terre rouge des ruffes, est devenu l'un des paysages les plus emblématiques de l'Hérault. Ce géant artificiel, né de la construction d'un barrage au début des années 1970, s'étend sur 750 hectares et atteint jusqu'à 50 mètres de profondeur, ce qui en fait le plus grand lac du département.
Un lac artificiel né pour l'irrigation
Le barrage du Salagou a été construit pour l'irrigation agricole. Sa mise en eau a créé ce vaste plan d'eau qui attire aujourd'hui visiteurs et sportifs. Le lac est navigable et permet la pratique de sports nautiques, tandis que ses rives sont prisées pour la randonnée et le vélo.
Un paradis pour les géologues
Les alentours du Salagou sont une mine d'or pour les amateurs de géologie. On y trouve des roches rouges, les fameuses ruffes, riches en oxyde de fer, datant de 271 millions d'années. Elles côtoient des roches noires plus récentes, vieilles d'environ 1,5 million d'années, témoins de l'activité volcanique passée. Un monticule remarquable, une cheminée basaltique, est un vestige d'éruption.
Un site protégé et un village fantôme
Classé zone Natura 2000, le lac du Salagou et ses environs sont protégés. Le village de Celles, le plus proche du lac, aurait dû être immergé lors de la construction du barrage. Finalement laissé hors d'eau, il est devenu un village fantôme, mais renaît peu à peu grâce à un plan de réhabilitation et à la mobilisation des habitants, comme le rapporte Morgane Masson pour Midi Libre.



