Immobilier dans les Landes : Mimizan et Parentis en forme, Biscarrosse marque le pas
Landes : Mimizan et Parentis tirent leur épingle du jeu immobilier

Le marché immobilier du secteur, dynamique par nature, confirme sa stabilité malgré un léger ralentissement en ce début 2026. Avec toutefois des disparités : si Biscarrosse cale un peu, le vent est porteur à Mimizan et Parentis. C'est un secteur qui continue d'attirer acheteurs, investisseurs et locataires. « Grâce à l'aspect touristique de la côte, la demande parviendra toujours à se maintenir à un certain niveau. »

Après l'embellie de 2025, un début 2026 plus timide

Après « l'embellie » d'une année 2025 venue trancher avec les difficiles exercices 2023 et 2024, et malgré un début 2026 plus timide, les professionnels de l'immobilier de la côte nord des Landes restent optimistes. À l'image de Benjamin Benquet, directeur de l'agence Orpi Leray Immobilier, à Mimizan, ils sont bien conscients du pouvoir d'attraction que le secteur conserve auprès des acquéreurs. Pourtant, à y regarder de plus près, les villes du Pays de Born ne semblent pas résister de la même manière aux fluctuations du marché.

La fin de l'Eldorado biscarrossais ?

À Biscarrosse, l'immobilier montre quelques signes de faiblesse. Au premier rang des inquiétudes des professionnels du secteur : le phénomène d'érosion dont ils craignent qu'il ne finisse par grignoter petit à petit la demande à Biscarrosse-Plage. Si, dans l'ensemble, la commune conserve un attrait indéniable pour les acquéreurs, Arnaud Franc Cousteaux, responsable de l'agence Cabinet Bedin, constate qu'avec le recul du trait de côte, les transactions sur la face littorale, haut lieu des résidences secondaires, tendent à se raréfier. Aujourd'hui, la plupart des biens qu'il vend se situent dans le bourg. Un marché plus accessible, avec des prix bien inférieurs à ceux affichés à Biscarrosse-Plage pour des produits équivalents et qui semble avoir retrouvé ses niveaux d'avant la crise sanitaire.

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Après l'emballement observé entre 2020 et 2022, porté par un afflux massif d'acquéreurs et des conditions de financement particulièrement favorables, le marché a progressivement corrigé ses excès. « Durant cette période, tout se vendait et à n'importe quel prix. Désormais, c'est terminé. Les vendeurs doivent comprendre que les prix sont revenus aux standards des années 2018-2019. On ne dépasse plus les 4 000 euros du mètre carré », observe Arnaud Franc Cousteaux.

Mimizan et Parentis tirent leur épingle du jeu

Plus au sud, à Mimizan, la situation semble bien différente. « Même après le Covid, lorsque les prix ont explosé, nous n'avons pas connu la même envolée que Biscarrosse », détaille Benjamin Benquet. Aujourd'hui, malgré une légère accalmie dans le volume de ventes en ce début d'année 2026, la commune, qui affiche des prix « inférieurs d'environ 20 % » par rapport à sa voisine, confirme son statut de « marché de report ».

« Elle attire des acquéreurs qui auraient voulu acheter sur d'autres communes plus au nord, à Biscarrosse ou sur le Bassin, et qui, faute de moyens, décident de descendre un petit peu plus au sud. » Selon le professionnel, l'avantage de Mimizan est qu'on y trouve « plusieurs types de projets sur un même secteur, ce qui permet de maintenir un niveau d'intérêt assez élevé ». Résidences principales, secondaires, investissement locatif, dans le bourg ou à la plage : la commune attire un public d'acquéreurs assez large. « Des retraités, des familles et des jeunes primo-accédants », poursuit-il.

La situation est similaire à Parentis-en-Born, où le marché demeure « porteur », selon Gaëtan Montero, conseiller immobilier indépendant pour qui la santé du secteur ne dépend que de « l'adaptabilité des vendeurs aux prix du marché ». « Parentis est une commune dynamique qui tend à se développer, appuie-t-il. La livraison de programmes neufs, notamment au centre-ville, a permis d'attirer de nouveaux acheteurs, et les projets devraient en attirer d'autres. » Parmi eux, notamment, « des retraités ou préretraités des grandes villes qui ne peuvent pas acheter sur le bassin d'Arcachon, ou plus au sud dans les Landes, et qui s'orientent donc vers le nord du département ».

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Sanguinet en retard

À Sanguinet, la situation semble un peu plus délicate, selon Julie Guyard, dirigeante de l'agence immobilière Home 40 implantée dans la commune. « Le volume des ventes est loin de celui des années précédentes. Si l'on compare avec les années pré-Covid, nous sommes encore à - 30 % de transactions », détaille la professionnelle qui déplore un « hiver très calme », malgré le fait que les prix du marché aient, ici aussi, retrouvé leurs niveaux d'avant la crise sanitaire.

La plus faible attractivité de la commune s'expliquerait par son positionnement : « Les acquéreurs qui veulent vraiment s'implanter sur la façade Atlantique vont avoir un meilleur rapport qualité-prix à Parentis ou Mimizan », explique Julie Guyard. En cause, aussi, les écarts de prix avec le bassin d'Arcachon, pas assez importants pour attirer les acheteurs : « S'il y a seulement 50 000 euros d'écart, sur des biens standards, comme une maison de 85 mètres carrés, les acheteurs préfèrent quand même les communes du Bassin plutôt que de venir à Sanguinet, une ville où il n'y a pas de gare et qui manque de commerces. »

Un marché locatif sous tension

L'accalmie que connaît la commune touche même son marché locatif. Trouver une location à Sanguinet est devenu « assez facile ». « Il n'y a pas de files d'attente comme on pouvait en avoir les années précédentes », constate Julie Guyard. Pourtant, s'y loger semble relativement abordable par rapport aux autres villes du secteur : « Dans les 700 euros pour un appartement avec deux chambres, et 1 000 euros pour une maison. » Dans les autres communes du Born, en revanche, le marché des locations semble en perpétuelle tension, la faute à une demande qui ne cesse d'augmenter et à des offres dont le manque est devenu criant. À Biscarrosse, Arnaud Franc Cousteaux semble même désemparé et en vient à orienter ses clients en quête d'une location vers les réseaux sociaux pour dénicher la moindre annonce postée directement par les particuliers.