Dans le secteur des Garrigues Nord, plus de 400 personnes ont participé à la deuxième rencontre de la série « Bonjour Nîmes ! », organisée mardi soir dans un lavoir du Puits-Couchoux bondé. Le maire Vincent Bouget et les élus ont écouté les habitants de ce vaste territoire allant de Gambetta à la Planette, en passant par la Croix-de-Fer, Mas de Roulan, Russan et la Tour Magne.
Un échange libre et constructif
Les participants ont pris la parole sans agressivité, faisant émerger un sentiment partagé de fierté d’être Nîmois, comme l’a résumé une adolescente de Gambetta : « Un très bon maire écoute les conseils qu’on lui donne, les besoins de tous les Nîmois. » Vincent Bouget s’est réjoui de cette dynamique : « Ce peut être un ressort formidable de l’action. »
Les transports en commun, un point noir
De nombreux habitants ont déploré la difficulté des déplacements. Marie, de La Planette, a souligné : « Les transports en commun, c’est très compliqué, notamment pour descendre en ville. » Laurent a proposé de développer l’offre et d’introduire des vélos électriques pour des raisons écologiques. Une résidente de Gambetta a comparé avec Montpellier où « c’est gratuit et le réseau est plus développé », tandis qu’une autre a regretté des horaires trop précoces. Ramzy a témoigné : « J’arrive souvent en retard à mon travail. » Danièle, du chemin des Limites, s’est faite porte-parole des personnes âgées et des jeunes pour réclamer un minibus, car la navette actuelle ne fonctionne pas les week-ends ni pendant les vacances scolaires, et le quartier manque de commerces.
La prolifération des sangliers inquiète
La présence croissante des sangliers est une source d’angoisse. Philippe Boulet, président du comité de quartier de la Planette, a dénoncé « un grave problème que d’avoir des sangliers qui rentrent dans les propriétés ». Marie, du chemin de Font-Chapelle, a ajouté : « Cela fait peur quand on a des enfants qui jouent dans le jardin. » Aux Terres-de-Rouvière, les poubelles sont renversées malgré les containers fermés de Nîmes Métropole. Vincent Bouget a annoncé la mise en place prochaine d’un protocole de piégeage.
Des besoins pour les jeunes et les espaces publics
Deux jeunes enfants ont pris le micro, dont Azur, qui souhaite enlever les antennes des collines pour des raisons esthétiques et sanitaires. Les adolescents du centre social Émile-Jourdan ont réclamé plus d’espaces verts et de bancs. Place Saint-Charles, une résidente a plaidé pour le retour de la fontaine : « Les enfants ont besoin d’eau l’été. On leur éviterait de griller sur les trottoirs. » Gaëlle a dénoncé des salles de classe où les enfants « cuisent à l’étouffée ». Pascal a déploré le manque d’attractivité économique, forçant les jeunes à quitter la ville pour leurs études.
La végétalisation, un enjeu majeur
La végétalisation est revenue à plusieurs reprises. Laurent a alerté : « D’ici 30 ans, la ville sera suffocante. C’est un sujet à prendre à bras-le-corps. » Certains ont appelé à protéger les arbres, comme le « poumon vert » de la rue de la Garenne menacé par un promoteur. Le maire a reconnu que « la végétalisation apparaît comme un défi majeur », passant par la préservation de parcelles arborées et la renaturation des cours d’école.
La prochaine rencontre est prévue le 19 mai à 18 h 30, secteur Garrigues Ouest, à l’école primaire du 2 rue Tailhades.



