À un an de la Coupe du monde de football 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, Los Angeles, l'une des villes hôtes, semble paradoxalement en retrait. Alors que d'autres métropoles américaines comme New York ou Miami affichent un engouement certain, la cité des anges peine à mobiliser. Les infrastructures, notamment le SoFi Stadium, sont prêtes, mais l'enthousiasme populaire et commercial n'est pas au rendez-vous.
Un contraste saisissant avec d'autres villes
À New York, les vitrines des magasins arborent déjà les couleurs du Mondial, et les bars préparent des événements. À Los Angeles, en revanche, peu de traces de l'événement. Les habitants interrogés semblent ignorants ou indifférents. « Je ne savais même pas que la Coupe du monde venait ici », confie Maria, une résidente de Santa Monica. Ce manque de visibilité interroge les organisateurs.
Les causes de ce désintérêt apparent
Plusieurs facteurs expliquent cette situation. D'une part, Los Angeles est une ville aux multiples centres d'intérêt, où le football (soccer) reste moins populaire que le football américain ou le basket. D'autre part, la dispersion géographique de la métropole rend difficile la création d'une ambiance de fête unique. Enfin, les autorités locales ont été critiquées pour leur communication jugée insuffisante.
Des efforts pour rattraper le retard
Face à ce constat, le comité d'organisation a lancé une campagne de promotion intensive. Des panneaux publicitaires ont été installés, et des partenariats avec des influenceurs locaux ont été conclus. « Nous sommes confiants : l'excitation montera à l'approche des matchs », assure un porte-parole. Les matchs prévus au SoFi Stadium, dont un quart de finale, devraient attirer des foules importantes.
Un enjeu économique majeur
Au-delà de l'aspect sportif, la Coupe du monde représente un enjeu économique considérable pour Los Angeles. Les retombées attendues sont estimées à plusieurs centaines de millions de dollars. Les hôtels, restaurants et commerces espèrent une affluence record. Cependant, sans une mobilisation populaire, ces bénéfices pourraient être moindres.
Comparaison avec les précédents événements
Los Angeles a déjà accueilli de grands événements sportifs, comme les Jeux olympiques de 1984 et 2028. À chaque fois, la ville a su créer une atmosphère unique. Mais le football, sport moins ancré localement, nécessite une stratégie spécifique. Les organisateurs misent sur la diversité culturelle de la ville, avec ses nombreuses communautés hispaniques et asiatiques, pour générer de l'enthousiasme.
L'avis des experts
Pour les spécialistes, ce démarrage lent n'est pas alarmant. « Los Angeles a toujours été une ville qui s'emballe au dernier moment », rappelle John Smith, professeur de marketing sportif. « Le vrai test sera la billetterie et l'ambiance dans les fan zones. » Les premiers chiffres de vente de billets sont encourageants, avec une forte demande de la part des supporters étrangers.
Conclusion
À un an du coup d'envoi, Los Angeles a encore du chemin à parcourir pour embrasser pleinement la Coupe du monde. Mais l'histoire montre que la ville sait se mobiliser pour les grands rendez-vous. Reste à voir si le football parviendra à conquérir le cœur des Angelinos.



