Les ambulanciers varois manifestent à Marseille le 9 juillet
Ambulanciers varois en colère : opération escargot à Marseille

Les ambulanciers varois, en colère face à l'absence de réponse des autorités à la crise économique qui menace leur activité, prévoient une nouvelle opération escargot ce jeudi 9 juillet à Marseille. Ils rejoignent leurs homologues régionaux pour revendiquer une revalorisation des tarifs de prestations, une réduction des délais de paiement des factures et une meilleure rémunération des temps d'attente.

Une mobilisation régionale

Johan Cabrita, directeur général de Var Assistance et délégué régional de la Chambre nationale des services d'ambulances (CNSA), annonce qu'« une grosse centaine d'ambulances, venue de toute la région, devrait converger vers le centre depuis les différentes entrées de la ville ». Cette action fait suite à une forte mobilisation le 1er juillet à Toulon et à une réunion avec la ministre de la Santé Stéphanie Rist le 26 juin, qui n'a donné aucun résultat.

Une situation économique catastrophique

Depuis plusieurs mois, les ambulanciers dénoncent une situation économique catastrophique, due au gel des tarifs depuis 2020 et aux délais de paiement des marchés publics « qui montent parfois à un an, mettant dans le rouge plusieurs entreprises », selon Johan Cabrita. Les revendications sont portées au niveau national par la Fédération nationale de la mobilité sanitaire et la Fédération nationale des ambulanciers privés, mais sans avancée.

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« On se moque de nous »

Johan Cabrita exprime son exaspération : « On se moque de nous ! On nous muselle, je ne comprends pas pourquoi… Toutes nos demandes restent lettre morte. Au niveau local, nos interlocuteurs disent comprendre nos revendications et les valider. Mais ça bloque dès qu'on atteint le niveau national. Nous sommes contraints de passer par une épreuve de force pour se faire entendre, c'est quand même malheureux. Car il y va de la survie de notre métier. Aujourd'hui, on ne s'en sort plus ! »

Grève des sorties d'hôpital

En parallèle, les sociétés de transport sanitaire varoises poursuivent leur grève des sorties d'hôpital, entamée le 1er juillet. « Le but n'est pas de mettre le système à plat mais de montrer que nous sommes indispensables », explique Johan Cabrita, qui adapte la mesure selon les plans blancs déclenchés par les hôpitaux. Cette grève entraîne un « net ralentissement des sorties d'hospitalisation », selon le Dr Christian Bar, président du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Var.

Impact sur les hôpitaux

Le Dr Christian Bar, médecin urgentiste à Brignoles, décrit les conséquences : « La conséquence concrète de cette grève est que sur 120 lits, nous n'en avons aujourd'hui que trois disponibles quand il en faut 17 pour assurer une rotation quotidienne. C'est ultra-compliqué à gérer, surtout en cette période estivale avec l'afflux de touristes. Cela nous oblige parfois à renvoyer chez eux des patients qu'on garderait en temps normal. » Sans entrer dans le détail du mouvement, il reconnaît que les ambulanciers « font énormément d'heures et sont peu payés ».

Des revendications urgentes

Johan Cabrita insiste sur l'urgence : « On intervient sur des urgences vitales pour être payés 47 centimes de plus que le Smic. Ce n'est plus entendable. » Lundi, les ambulanciers d'Occitanie manifestaient à Montpellier ; ce mardi, leurs collègues du Grand Est faisaient de même à Nancy. Jeudi, ce sera au tour de Marseille de voir défiler les ambulances.

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