L'emblématique festival Le Temps d'aimer la danse revient du 10 au 21 septembre 2025. Il s'agit de la dernière édition sous la direction artistique du chorégraphe Thierry Malandain, après 27 ans. La billetterie ouvre ce mercredi 27 mai.
Un événement incontournable
Du 10 au 21 septembre, l'incontournable festival Le Temps d'aimer la danse fait son retour pour une édition forcément particulière : la dernière du chorégraphe à sa tête, avant son départ du Centre chorégraphique national Malandain Ballet Biarritz, en décembre 2026.
Pratique
La billetterie ouvre ce mercredi 27 mai. Tarif plein : de 17 à 42 euros. Le Pass Temps d'aimer, à 13 euros, permet d'accéder aux spectacles pour des tarifs compris entre 16 et 30 euros. Un tarif solidaire, pour les étudiants, demandeurs d'emploi et bénéficiaires des minima sociaux, permet de voir les représentations pour 10 à 13 euros. De nombreux spectacles sont gratuits.
Pour acheter ses billets, rendez-vous sur letempsdaimer.com, ou dans les offices de tourisme. Le guichet du festival, à la Gare du Midi, ouvrira à partir du 1er septembre.
« Le temps passe, et bientôt, il sera passé », glisse Thierry Malandain. Une page se tourne pour celui qui avait pris ses fonctions en 1998, avant de devenir directeur artistique du festival au début des années 2000. « C'est beaucoup d'émotion ces derniers mois, oui », confie-t-il.
Un pari à contre-courant
Pour cette ultime édition sous son regard, Le Temps d'aimer reste fidèle à son identité : une programmation ouverte, éclectique et accessible, pensée pour rendre la danse proche de tous les publics, dans l'esprit que Thierry Malandain, également académicien, défend depuis plus de 20 ans. Un pari longtemps à contre-courant, à une époque où la diversité des styles de danse déconcertait encore une partie de la critique parisienne, raconte-t-il aujourd'hui avec le sourire.
Une formule qui a pourtant largement fait ses preuves : en 2025, le festival a battu tous ses records avec 38 000 visiteurs, réunissant amateurs de ballet, néophytes et toutes les générations dans une même ferveur. « Faire le bonheur d'un maximum de personnes », résume le chorégraphe, amusé de voir certains critiques s'étonner « qu'ici les gens puissent être en short dans les salles et que toutes les générations se mêlent ».
Irriguer jusqu'en Espagne et dans le Béarn
La volonté d'irriguer le territoire demeure l'un des fils conducteurs du festival. Les représentations s'étendent vers l'intérieur du Pays basque, passent la frontière jusqu'à Errenteria, traversent la Soule et vont jusqu'à Pau, dans le Béarn. Au total, Le Temps d'aimer la danse investit 18 communes avec 80 rendez-vous en dix jours : 20 compagnies invitées en salle pour 31 levers de rideau, quatre créations mondiales et 41 événements gratuits en extérieur. Le Temps d'aimer la danse se distingue par ces rendez-vous accessibles à tous, de la place Saint-Charles au parc Mazon à Biarritz, à la maison des associations de Boucau, ou aux frontons de Barcus et Itxassou, entre autres.
Avant-première mondiale
Pensée comme un hommage joyeux au parcours du danseur, cette 36e édition s'ouvrira avec « Summerland », une avant-première mondiale signée Benjamin Millepied, ancien directeur du ballet de l'Opéra de Paris, et la chanteuse November Ultra, avant une présentation aux Folies Bergère à Paris. En clôture, le Ballet de l'Opéra National de Bordeaux célébrera le renouveau du ballet à travers des œuvres de trois chorégraphes « parmi les plus passionnants de la scène internationale ».
Entre ces deux temps forts, le festival continuera de faire dialoguer les générations d'auteurs, de mettre en lumière les chorégraphes de ballet, les grandes institutions de la danse et les artistes du territoire.
Une page se tourne
Après 27 ans passés sous le regard et l'impulsion de Thierry Malandain, cette ultime édition aura forcément une saveur à part. Une page se tourne, chargée de souvenirs, d'audace et de fidélité à une certaine idée de la danse. « J'espère que l'on pourra perpétuer l'esprit Malandain pendant encore de nombreuses années », déclare le maire de Biarritz, Serge Blanco.
Une chose, en tout cas, semble acquise : le chorégraphe aura réussi son pari de rendre la danse moins élitiste, plus accessible, presque familière. « On peut franchir cette barrière, faite d'a priori ou de la croyance que ce n'est pas pour soi. Il faut venir voir, même quand on n'y connaît pas grand-chose. C'était ma mission pour ce festival, mais aussi en tant que directeur du CCN. » Une ambition que Thierry Malandain porte jusqu'au bout.



