1977. Une Coccinelle jaune traverse la pampa brésilienne. Marcelo revient à Recife après plusieurs années d’exil. Hébergé par une communauté de clandestins, il retrouve son fils de 6 ans, ses beaux-parents, les fêtes du carnaval, et s’apprête à entamer une nouvelle vie quand il apprend que des tueurs à gages sont à ses trousses.
Un thriller politique sans espion ni tortionnaire
Il n’y a pas d’espion dans « L’Agent secret » ni de tortionnaire en plein régime totalitaire. Mais le talent unique du réalisateur des « Bruits de Recife » et de « Bacurau » pour tisser des fresques en mosaïque, vibrant de mille couleurs, qui respirent par tous les pores l’amour du cinéma et du Pernambouc, dans le Nordeste du Brésil.
Le film mêle une jambe dans un cadavre de requin et un enfant qui rêve de voir « Les Dents de la mer », des flics patibulaires et un immeuble chaleureux peuplé de réfugiés, des légendes urbaines et un magnat des affaires très peu urbain, le souvenir d’une femme ravivé par une autre et des bonds dans le temps.
Emprise sourde de la dictature
Grand film sur l’emprise sourde de la dictature et les fictions dans lesquelles elle enferme ses citoyens, ce thriller politique, énigmatique et sensuel a reçu à Cannes 2025 le prix de la mise en scène et celui de l’interprétation masculine pour Wagner Moura (le Pablo Escobar de la série « Narcos »). Selon le critique Nicolas Schaller, « tout en douceur intranquille, tristesse rentrée et ténacité féline, l’acteur est à l’image de cet Agent secret auquel on aurait bien filé la palme ».
Diffusé ce mardi 7 juillet à 21h05 sur Canal+, le film dure 2h40 et est disponible à la demande sur myCANAL. Il met en scène Wagner Moura aux côtés de Gabriel Leone et Maria Fernanda Candido.



