Commerce macabre de restes humains : bond de 247% des importations
Commerce macabre de restes humains : +247% d'importations

Entre 2022 et 2025, les importations d'ossements humains (crânes, os, squelettes) depuis les États-Unis ont bondi de 247 %, selon les statistiques du commerce extérieur. Une enquête du média suisse RTS révèle l'existence d'un commerce florissant de restes humains sur des plateformes de revente comme la marketplace de Facebook, eBay, ou encore Leboncoin. Le prix de certains produits dépasse les 10 800 euros.

Des annonces choquantes sur les places de marché en ligne

"Crâne fœtal d'une grande beauté", peut-on lire sur des annonces glissées entre des vêtements d'occasion et des articles de décoration. Si les conditions générales de ces plateformes interdisent clairement les publications contenant des restes humains, dans les faits, les contrôles restent rares. Les vendeurs exploitent un flou juridique pour contourner les interdictions.

Un flou juridique en Suisse

En 2008, la Suisse a ratifié la Convention sur les droits de l'Homme et la biomédecine, qui interdit de tirer un profit du corps humain et de ses parties. Cependant, sur le plan pénal, il n'existe aucune sanction. "C'est une lacune dans la loi", analyse Nicolas Tschumy, docteur en droit. Ce flou permet aux vendeurs d'exercer en toute légalité.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des vendeurs contournent les règles

"Au lieu de mettre le prix dans le texte de l'annonce, ils l'insèrent sur la photo, ou jouent sur l'orthographe du mot humain", a expliqué Damien Huffer, chercheur à l'université d'Adélaïde, spécialisé dans la traque du trafic de restes humains. Un commerçant spécialisé à Saint-Gall propose ainsi un large catalogue d'ossements humains, allant d'un crâne adulte à 2 000 euros à un squelette complet pour plus de 10 000 euros. Il souligne cependant que son commerce se distancie "expressément du commerce illégal, de la profanation de tombes ou de l'acquisition non éthique de restes humains".

Des colis non contrôlés

La Poste Suisse rappelle que l'envoi de restes humains dans des colis est strictement interdit. En revanche, ses employés ne sont pas habilités à contrôler le contenu des envois. Cette faille dans le système postal contribue à la difficulté de réguler ce trafic.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale