Un robot humanoïde présenté à Béziers par Instadrone
À Béziers, Instadrone, premier réseau d'opérateurs de drones français, vient de présenter son premier robot humanoïde développé à partir d'un prototype chinois. Son PDG, Cédric Botella, ambitionne déjà de le placer au cœur de grands projets de sécurité et de vie quotidienne. Et si Béziers s'imposait comme la capitale française du développement robotique ?
En avril 2026, Cédric Botella affirmait que la cité biterroise "serait bientôt la ville de France qui compterait le plus de drones automatisés". Le 13 mai, lui et son entreprise Instadrone franchissent un nouveau cap avec la présentation d'un robot humanoïde qui défie les images de synthèse des films de science-fiction.
Unitree G : un robot bluffant
La vidéo de présentation de ce robot a fait le buzz sur la page officielle de la Ville de Béziers. Première unité de robot humanoïde développée par Instadrone – à partir d'un robot d'une valeur avoisinant les 20 000 euros et fabriqué en Chine – Unitree G est capable de marcher, danser et même réaliser des démonstrations de kung-fu assez bluffantes.
Côté phénotype, pas vraiment d'inquiétude à avoir. S'il est humanoïde, Unitree garde un gabarit modéré : 1,37 m, 40 kg. Et son endurance se limite à une heure. Pas encore de quoi figurer au casting du prochain Star Wars, ni dans les rangs d'une véritable armée.
Des usages civils et de sauvetage
Et ça tombe bien, Cédric Botella qui avait déjà condamné l'usage des drones sur le front russo-ukrainien, n'envisage pas d'avenir militaire pour Unitree. Au contraire, l'ancien gendarme entend sauver des vies. "Actuellement, on travaille avec Béziers Méditerranée afin que nos drones puissent être utilisés pour larguer des bouées de sauvetage et ainsi éviter les noyades des baigneurs en détresse", présente-t-il. Le développement de la robotique locale devrait donc s'inscrire dans des projets similaires d'ici quelques années.
Pas de grand remplacement des emplois
De quoi envoyer les maîtres nageurs à France Travail ? "J'espère que non, évidemment. Chaque saut technologique majeur a permis la création de nombreux emplois". En réalité, Cédric Botella se veut surtout ambassadeur du "robotic for good". "L'important c'est de sauver des vies. Il y a eu des centaines de victimes par noyade l'été dernier, et c'est chaque année la même chose", souligne le PDG d'Instadrone.
Mais pourquoi Cédric Botella, spécialiste des drones, s'est-il orienté vers la robotique ? "La difficulté c'est que les drones ne rentrent pas dans les bâtiments. On veut donc intégrer un module global de gestion entre les aéronefs et les unités robotiques, qui vont, elles, pouvoir s'introduire dans les habitations pour faire de la détection d'incendie par exemple", imagine-t-il.
Un projet ambitieux et éthique
Un projet ambitieux qui ne doit pas tomber entre les mains de tout le monde. "Après, c'est à l'humanité de se poser les bonnes questions. On a ces outils à disposition pour nous aider, nos enfants vivront avec, donc c'est à nous d'en user à bon escient", philosophe le PDG d'Instadrone.
Cet article est réservé aux abonnés. Pour accéder de nouveau à cet article et à l'ensemble de vos contenus abonnés, il vous suffit de régler votre impayé. Réactivation immédiate après paiement.



