Une agression gratuite commise le 25 avril 2026 à Melbourne contre Anaïs Poupon, serveuse française de 19 ans, suscite une vive émotion en Australie. Après la diffusion d'une vidéo devenue virale, un élan de solidarité a permis de récolter 3 300 dollars, tandis qu'une prime de 5 000 dollars est offerte pour identifier la suspecte.
Les faits
La vidéo, datée du 25 avril 2026, dure moins de dix secondes. On y voit Anaïs Poupon, jeune française travaillant comme serveuse dans le café La Vallée à Melbourne, se rendre avec des plats sur la terrasse de l'établissement pour servir des clients. C'est alors qu'elle croise le chemin d'une passante qui, d'un geste de bras brusque, renverse les assiettes de la serveuse. Sans s'arrêter, la femme se retourne et lui souffle "c'est de ta faute, sal*pe", avant de continuer son chemin, rapporte Sky News Australia.
Sur l'enregistrement, Anaïs est figée, sous le choc. Elle porte une main à sa bouche. Le plat a violemment heurté sa bouche, sa lèvre est fendue et une de ses dents est cassée.
Une prime pour toute information
Trois jours après les faits, l'employeur d'Anaïs poste un enregistrement de l'agression sur Instagram. En commentaire, l'établissement implore : "s'il vous plaît, aidez-nous à identifier cette femme". La vidéo explose. En trois semaines, elle récolte plusieurs millions de vues et attire l'attention des médias australiens.
Un élan de solidarité se met en branle. Un dentiste du quartier a proposé de soigner gratuitement la dent de la jeune femme et une page GoFundMe lancée par un ami de la victime pour soutenir son rétablissement a permis de récolter 3 300 dollars (2 039 euros). Auprès de La Maine Libre, la Sarthoise s'est étonnée d'un tel engouement : "Je ne m'attendais pas à ce que ça prenne autant d'ampleur, a-t-elle avoué. Ce n'est pas un accident trop grave, il y a pire dans la vie."
En parallèle, une véritable chasse à l'homme a été lancée pour retrouver l'agresseuse. Un milliardaire australien va même jusqu'à promettre 5 000 dollars (4 300 euros) à celui qui retrouvera la suspecte. En vain, la femme n'a toujours pas été identifiée. Anaïs tente l'accepté : "Forcément, j'aimerais que la personne soit retrouvée et punie, mais je ne reste pas bloquée là-dessus".



