Nils Allègre, la malédiction olympique : 4e à trois centièmes du podium en Super-G
Nils Allègre 4e à trois centièmes du podium olympique en Super-G

Nils Allègre, la cruelle malédiction olympique du skieur français

Nils Allègre doit certainement commencer à croire en une véritable malédiction. Le skieur français, hélas familier des places d'honneur en Coupe du monde, a une nouvelle fois échoué à la porte du podium ce mercredi lors du Super-G des Jeux olympiques de Milano-Cortina 2026. Une défaite d'une cruauté extrême, à seulement trois minuscules centièmes de seconde derrière le Suisse Marco Odermatt, médaillé de bronze.

« Le moment le plus dur de ma carrière »

« Trois centièmes, on peut les trouver de partout, si je fais le détail avec la caméra, mais ça ne m'intéresse pas. La dure réalité du sport de haut niveau, c'est qu'aujourd'hui il y a trois mecs sur la boîte et il y a un mec qui est 4e, et celui-là c'est moi, à trois centièmes, et c'est dur », a-t-il déclaré, les yeux rougis, en zone mixte. Le skieur de Serre-Chevalier, parti avec le dossard numéro 1, n'a pu retenir ses larmes à plusieurs reprises pendant son parcours médiatique, transformé en un véritable chemin de croix.

« C'est le moment le plus dur de ma carrière. Aujourd'hui, je suis inconsolable », a-t-il ajouté, la voix chevrotante. La douleur était palpable, d'autant plus que cette déception olympique s'ajoute à une autre frustration récente. Lundi, lors du combiné par équipe, Allègre et le slalomeur Clément Noël avaient déjà échoué de très peu, ratant la médaille de bronze pour seulement 13 centièmes.

Un réconfort émouvant de Johan Clarey

Le moment le plus poignant est survenu lorsque Nils Allègre a croisé le regard de son ancien camarade de l'équipe de France, Johan Clarey, désormais consultant pour Eurosport. Face à cette émotion, Clarey n'a pas hésité à réconforter le skieur inconsolable, offrant une scène de solidarité sportive qui a touché les observateurs. Cette image symbolise toute la dureté et l'humanité du sport de haut niveau, où les rêves peuvent se briser en quelques centièmes.

Cette quatrième place olympique, si proche du podium, renforce le sentiment d'injustice qui semble poursuivre Nils Allègre. Malgré ses performances régulières en Coupe du monde, le graal olympique lui échappe une fois de plus, laissant un goût amer et des questions sur sa capacité à concrétiser en grande compétition. La communauté du ski français et les supporters lui témoignent cependant un soutien unanime, rappelant que son talent et sa persévérance méritent toute l'admiration.