Le président du RC Nîmes, Steeve Calligaro, a dévoilé un nouveau triptyque pour le club : plus fort, plus uni et plus ambitieux. Après une saison 2025-2026 achevée à une décevante 7e place et marquée par une absence des phases finales pour la première fois depuis treize ans, le dirigeant a décidé d’engager une réorganisation en profondeur.
Une gouvernance repensée
Premier changement d’importance : la gouvernance évolue. Le comité directeur disparaît au profit d’un comité de coordination composé du président Calligaro, de Samuel Nouchi, Alexandre Salles, Tim Guillemin, Natacha Subit Aymé et Jonathan Francourt. En parallèle, un conseil d’administration réunissant l’ensemble des administrateurs se tiendra désormais chaque mois. “Nous ressentons le besoin de davantage de collégialité pour réaffirmer l’unité du club”, résume Steeve Calligaro. Aucun dirigeant ne quitte toutefois l’aventure, un gage de stabilité considéré comme essentiel.
Un bilan globalement positif depuis 2021
Malgré l’échec de la saison écoulée, le président revendique un bilan “globalement positif” depuis son arrivée à la tête du club en 2021. Sous sa présidence, le RCN a notamment décroché un titre de champion de France Espoirs, un titre de champion de France Juniors et disputé – et perdu – samedi une nouvelle finale nationale (U18). Le club s’est également qualifié à quatre reprises pour les phases finales en cinq saisons tout en développant un réseau de près de 350 entreprises partenaires. “Le RCN est redevenu un acteur majeur de la ville”, estime Steeve Calligaro.
La saison 2025-2026 a néanmoins mis en lumière plusieurs fragilités : crise sportive à l’automne, résultats irréguliers, ajustements successifs au sein du staff. Depuis janvier, un important travail d’analyse a été conduit sous l’impulsion de Samuel Nouchi, arrivé à la tête du secteur sportif. Le constat est clair : le club doit retrouver un meilleur équilibre entre son développement économique et ses ambitions sportives.
Un recrutement pointé du doigt
Si le budget global du RCN figure parmi les plus élevés de la division, la masse salariale consacrée à l’équipe première reste dans la moyenne. Le recrutement est également pointé du doigt : “Près de 30 % des recrues extérieures n’ayant pas répondu aux attentes lors des dernières saisons.”
Recréer du lien avec Samuel Nouchi
Pour mener ce nouveau projet, le club mise désormais sur Samuel Nouchi, ancien responsable de la formation à Béziers. Sa mission : recréer du lien entre toutes les composantes du RCN et réaffirmer l’identité du club. “C’est un bol d’air”, confie Steeve Calligaro. L’intersaison s’annonce animée avec entre dix et quinze mouvements attendus dans l’effectif. Plusieurs mesures doivent également renforcer la professionnalisation de l’encadrement et l’implication des joueurs auprès du secteur formation.
Malgré cette saison manquée, les objectifs demeurent inchangés : accéder à la Nationale et installer durablement le RCN parmi les cinquante meilleurs clubs français.
La question des infrastructures
Reste, enfin, la question des infrastructures. Avec une capacité limitée à environ 4 000 places, le stade Kaufmann semble aujourd’hui insuffisant pour accompagner les ambitions du club. Un dossier qui devra être abordé avec la future équipe municipale.
À quelques semaines de la reprise, prévue début juillet, l’homme fort du club assume sa ligne directrice pour la rentrée : plus fort, plus uni et plus ambitieux.



