Nommé sélectionneur du XV de France féminin l’automne dernier, François Ratier, technicien réputé au Canada, a réussi ses débuts dans le Tournoi des Six Nations avec les Bleues, qui affrontent l’Écosse ce samedi (17h15) à Édimbourg.
Un parcours atypique
Il n’a pas pris la mer mais son bond au-dessus de l’océan a fait de lui un père. Pour ses deux filles d’abord, Jeanne et Margot, 16 et 18 ans, restées à Montréal où il a fondé son foyer avec son épouse Rosalie, il y a plus de vingt ans. Pour les Bleues ensuite, qui, aujourd’hui, grandissent sous son regard. François Ratier, qui a appris son métier au Canada, jusqu’à en faire l’un des techniciens les plus réputés de ce côté-là du monde ovale, a déjà réussi ses premiers pas comme sélectionneur du XV de France féminin.
Des débuts prometteurs
Les trois succès pour commencer dans le Tournoi des Six Nations contre l’Italie (40-7), le pays de Galles (7-38) et l’Irlande (26-7), tous bonifiés, étaient certes des affaires entendues, comme le détour en Écosse ce samedi, avant le sommet tant attendu face à l’Angleterre à Bordeaux, le 17 mai. La façon dont la troupe tricolore a adoubé son nouveau mentor, en revanche, n’est pas coutumière. Le discours a plu. La méthode aussi. L’approche surtout.
François Ratier a su instaurer une relation de confiance avec ses joueuses, basée sur la communication et la compréhension mutuelle. « Plus que les garçons, les filles veulent comprendre où on va », explique-t-il. Cette approche a permis de créer une dynamique positive au sein du groupe, essentielle pour aborder les échéances à venir.
Le prochain défi des Bleues sera de taille : affronter l’Angleterre, tenante du titre, dans un match qui s’annonce décisif pour la victoire finale dans le Tournoi. Avec François Ratier à la barre, les Françaises espèrent renverser la hiérarchie et décrocher un titre qui leur échappe depuis plusieurs années.



