Avant sa demi-finale de Champions Cup face à Bath, l'Union Bordeaux-Bègles tentera de se relancer en Top 14 face à Montpellier ce samedi (21 heures). Elle s'avance vers un match charnière face à un concurrent direct. Deux chemins parallèles, deux combats à mener. Mais l'un ne doit pas effacer l'autre. Entre la Champions Cup et le Top 14, l'UBB fait face à de nombreux défis sur cette fin de saison. Et elle a bien l'intention de continuer à batailler sur tous les fronts pour maximiser ses chances d'aller chercher un deuxième trophée.
Un objectif double malgré un parcours différent
« Cette saison, le chemin a été différent mais l'objectif reste le même », assure Aurélien Cologni, l'entraîneur en charge des attitudes au contact. Le chemin le plus court reste la Coupe d'Europe. Mais avant sa demi-finale face à Bath, dimanche prochain au Stade Atlantique, le club girondin sait l'importance du rendez-vous de ce samedi à Chaban-Delmas face à Montpellier, un concurrent direct en championnat. « On n'a pas lâché le Top 14, insiste Cologni. L'année dernière, on a été capable d'aller chercher les deux compétitions. Cette saison, le chemin a été différent mais l'objectif reste le même. »
Un retard à combler en championnat
Lancée sur le même élan que l'an dernier sur la scène européenne, l'UBB est en retard sur son tableau de marche en championnat. Occupant la 5e place avec seulement quatre points d'avance sur le 7e (Racing 92) à cinq journées de la fin, elle n'a pas revu ses ambitions à la baisse. Le top 2 ? « On y pense tant que ce n'est pas fini mathématiquement. Mais c'est sûr que c'est compliqué », observe le pilier gauche Matis Perchaud.
Accusant cinq points de retard sur Pau, face à qui ils ont perdu leurs deux confrontations, les Bordelais doivent avant tout s'attacher à assurer un barrage à domicile. Ils n'auront donc pas le droit à l'erreur face au MHR, au risque de sortir du top 6. « Ce match est pour nous un moment charnière, parce qu'on va avoir une équipe très costaude qui va nous proposer un vrai combat, qui cherche aussi à rentrer dans ce top 2 ou en tout cas à s'installer dans le top 3 », souligne Aurélien Cologni.
Montrer les muscles face aux concurrents directs
Pour l'UBB, c'est vraiment le moment de montrer les muscles face aux concurrents directs. Car jusqu'ici, face aux équipes classées de la 2e à la 7e place, elle ne compte qu'une victoire à domicile (face au Racing 92), n'a pris que huit points sur 40 possibles et a déjà subi deux revers à Chaban-Delmas (Pau et Stade Français). « On n'a pas été à l'heure sur ces rendez-vous, reconnaît Aurélien Cologni. Il y a peut-être eu une petite déconnexion dans notre capacité à se mobiliser pour l'événement. Mais sur les matchs très importants, en tout cas décisifs, on a été présent. On verra face à Montpellier si on est capable de réitérer le même affrontement qu'on a eu contre Toulouse qui, aujourd'hui, est un match assez référence. On a une vraie opportunité. »
La pression monte avant le choc
Depuis son arrivée à l'UBB, le manager Yannick Bru a coutume de dire que son équipe n'est jamais aussi forte que lorsqu'elle se trouve au bord du précipice. Avant de recevoir Montpellier, elle sent « un peu la pression monter » comme l'avoue l'international français Yoram Moefana : « Si on se rate ce week-end, ça va être encore plus compliqué pour nous. C'est un match très important. »
Face à des Montpelliérains qui surfent sur une série de cinq victoires en six matchs en Top 14 et qui sont qualifiés pour les demi-finales de Challenge Cup, le danger est bien palpable. « Il y a une vraie volonté de ne pas tomber dans le ravin, confie Aurélien Cologni. Des fois, on se laisse pousser un peu au bord pour vraiment éviter d'y tomber. Et là, on a une réaction vraiment collective parce que tout le monde réagit. Mais on ne peut pas toujours se mettre dans cette situation pour essayer d'aller chercher les objectifs. Il faut être plus régulier et arriver à trouver des solutions pour prendre des points à l'extérieur et quand on reçoit des équipes qui sont dans le top 4 comme cette année face à Pau par exemple. Il ne faut pas passer à côté de la performance. »
Le retour des cadres pour faire la différence
Après sa défaite à La Rochelle (45-15) où elle avait aligné une équipe remaniée dans les grandes largeurs, l'UBB retrouve ses cadres pour ce grand rendez-vous face au MHR. « Je pense que les joueurs qui ont été ménagés, ça leur a fait du bien parce qu'ils avaient beaucoup enchaîné les matchs, explique Yoram Moefana. On sent que tous ceux qui se sont reposés sont revenus avec de la fraîcheur et avec beaucoup d'énergie. » Il en faudra pour mener tous les combats de cette fin de saison. Juste avant sa demi-finale de Champions Cup face à Toulouse l'an dernier, l'UBB avait trébuché à domicile face à La Rochelle en championnat. Elle doit à tout prix éviter que cela ne se reproduise. Car cette année, en Top 14, elle n'a pas de marge.



