Tournoi Maurice-Revello : RDC - Côte d'Ivoire, le choc des déçus
RDC - Côte d'Ivoire, le choc des déçus en petite finale

Publicité Tournoi Maurice-Revello : RD Congo - Côte d’Ivoire, le choc des déçus en petite finale

Particularité de cette édition 2026 du tournoi, la phase de groupes n’offre qu’une petite finale aux équipes terminant à la seconde place de leur poule. Un format forcément frustrant pour des sélections comme la République démocratique du Congo et la Côte d’Ivoire, loin d’être en dessous des grands finalistes tunisiens et portugais.

Invaincus en poule, les Ivoiriens partent légèrement favoris. Moins séduisante sur le papier, enjeu de la rencontre oblige (match pour la troisième place), la « petite finale » entre les U20 congolais et ivoiriens aurait pourtant largement pu être l’affiche de sa grande sœur de 19 heures. Elle sera finalement jouée à 13 h 30, ce samedi 13 juin 2026, au stade Bon Rencontre de Toulon.

Zabi ou Ta Bi, le choix du roi

Invaincue en poule, la Côte d’Ivoire a payé au prix fort la réussite portugaise : une équipe contre laquelle les hommes de l’intenable Jocelin Ta Bi (4 buts, 2e meilleur marqueur du tournoi) ont d’ailleurs réussi à glaner un match nul (0-0). Un petit miracle, quand on sait que le Portugal a collé minimum trois pions à chacun de ses autres adversaires du groupe B. Solide physiquement, mais pas seulement, la Côte d’Ivoire s’appuie sur des joueurs comme Patrick Zabi (Sunderland) ou Gueledan Doué (Estrela, cousin du double champion d’Europe Désiré), capables d’enflammer le terrain, d’un changement d’appuis électrique pour le premier, ou d’une frappe bien sentie pour le second.

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La RDC en embuscade

En face, la République démocratique du Congo surperforme presque, au vu des conditions dans lesquelles l’équipe s’est préparée à la compétition. Pour des questions de visa, seul le sélectionneur Guy Bukasa a pu rallier la France alors que tout son effectif évolue en Europe et que son staff est resté en RDC. Rejoint par de nouveaux joueurs à chaque match, la République démocratique du Congo est montée en puissance tout au long du tournoi. Proposant un jeu léché, où la complémentarité entre des dévoreurs d’espaces comme Oscar Kawbit (Luzern) et Messy Manitu (Amiens), des patrons du milieu de terrain comme le capitaine Jules Ahoka (Antwerp) ou des rocs en défense comme Ethan Kabeya (Villefranche), accouche finalement d’un collectif dangereux et parfaitement structuré.

Avec un match nul à regretter chacun (la RDC a fait égalité contre la Colombie après avoir mené 2-0 pendant 75 minutes), Ivoiriens et Congolais ont désormais l’opportunité d’évacuer la frustration.

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