Omar Daf analyse le Sénégal, adversaire des Bleus ce mardi
Omar Daf analyse le Sénégal, adversaire des Bleus

Ancien international sénégalais entre 1999 et 2012, Omar Daf décortique les Lions de la Teranga ligne par ligne. Un effectif où la synergie entre chaque poste ressort.

La défense : « Gana Gueye descend assurer l’équilibre »

Le sélectionneur Pape Thiaw a tranché pour réduire le contingent aux 26 noms maximum autorisés, et les défenseurs Ilay Camara et Moustapha Mbow en ont fait les frais. Le Sénégal se présente donc avec huit arrières. Parmi eux, Kalidou Koulibaly n’a plus joué depuis deux mois, la faute à une blessure à la cuisse. « C’est le patron, mais la chance de cette sélection, c’est qu’il y a de la qualité pour pallier cette incertitude. Mamadou Sarr l’a très bien remplacé pendant la CAN. En finale contre le Maroc, il a montré beaucoup de maturité », souffle l’ex-coach d’Amiens. « Il y a aussi Abdoulaye Seck, qui a beaucoup d’expérience en charnière centrale. » Sur les côtés, les postes sont là aussi doublés avec quatre latéraux, dont le Monégasque Krépin Diatta, en lequel Omar Daf croit beaucoup. « A Bruges, c’était un joueur très offensif, souvent à la finition des actions, reprend l’ancien entraîneur passé également par Dijon. Désormais, même dans un rôle de latéral, c’est un joueur sur qui son coach peut compter parce qu’il est capable de bien défendre. Et l’avantage, c’est qu’il est toujours très offensif. Avec El Hadji Malick Diouf à gauche, ce sont de vrais pistons. Cette défense à 4 se déforme et dans l’animation offensive, elle passe souvent à 3 centraux, avec Gana Gueye qui descend assurer l’équilibre. »

Le milieu : « Tous les joueurs ont des profils capables de se projeter »

L’équilibre, une notion clé de l’organisation de Pape Thiaw, qui devrait ressortir son traditionnel milieu à 3 dans un 4-3-3 ce soir contre les Bleus. « C’est la formation qui se dégage le plus, avec les deux Gueye (Gana et Pape) et Lamine Camara. Mais là encore, il y a même d’autres options, développe Omar Daf. Pape Matar Sarr peut jouer sentinelle et Habib Diarra est un joueur très vertical que l’on voit tous les week-ends à Strasbourg. » Si les options ne manquent pas pour construire un onze solide, c’est surtout la qualité offensive des milieux sénégalais que l’ancien international aux 55 sélections veut souligner. « Pape Gueye a été décisif, en finale de la CAN mais aussi en éliminatoires et en club (5 buts, 2 passes avec Villarreal cette saison, ndlr). Dans ce milieu-là, tous les joueurs ont des profils capables de se projeter, et ça, c’est un vrai atout. »

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L’attaque : « Pour exister, il faut avoir plusieurs options »

Illustration de cette force de projection, le pur ailier qu’était Sadio Mané a désormais varié sa palette de courses offensives. En témoigne son premier but contre les États-Unis en amical, où l’ancien Red se mue en attaquant de pointe au terme d’une course en profondeur. « Avec l’expérience, Sadio (Mané) a une totale liberté. C’est un élément majeur de cette équipe. Il ne se cantonne plus seulement à son couloir. Parfois, il peut se placer en soutien de l’attaquant, venir décrocher, mais il est aussi capable de se projeter comme un avant-centre », détaille Omar Daf. Alors que le Munichois Nicolas Jackson reste le buteur défini des Lions de la Teranga, Pape Thiaw dispose, là encore, d’alternatives au poste pour s’adapter à plusieurs physionomies de rencontre. « Ismaïla Sarr ou même Ibrahim Mbaye peuvent prendre ce rôle, même si ce sont des profils différents. Pour exister dans ce genre de tournoi, il faut avoir plusieurs options. Et cette vitesse, cette puissance au niveau des joueurs offensifs permet à l’équipe d’aller très vite sur les phases de transition. C’est très intéressant », conclut l’ancien joueur et entraîneur de Sochaux, qui loue « l’équilibre général » de l’effectif sénégalais.

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