MHSC : Une semaine décisive perdue de Nice à Saint-Étienne, la bascule manquée
Au MHSC, une semaine cruciale s'est achevée sur un constat amer : des choix en question, un scénario qui se répète et une nouvelle bascule manquée. De Nice à Saint-Étienne, Montpellier a accumulé les déceptions, perdant une occasion précieuse de changer le cours de sa saison.
Défaites en série et lassitude palpable
Battu sur la Côte d'Azur et dans le Chaudron en seulement quatre jours, le MHSC a encore raté une opportunité de relance. "C'est toujours la même chanson…", pourraient murmurer les supporters de la Paillade, ressentant une lassitude grandissante. Mercredi, l'élimination en 8es de finale de la Coupe de France à Nice (3-2) a été suivie, samedi, d'une défaite en Ligue 2 à Saint-Étienne (1-0).
Mêmes causes, avec des coups de pied arrêtés décisifs, et mêmes effets, la défaite. Deux stades, une ambiance similaire, pour une semaine perdue sur la route d'une saison qui, malgré quelques soubresauts, peine à décoller. Montpellier n'est jamais surclassé, ou rarement, comme lors du match retour contre Dunkerque (1-3), mais il est très peu présent à l'arrivée.
Un classement révélateur et des obstacles persistants
Ce début du mois de février n'a fait que confirmer ces faiblesses. Le groupe évolue, notamment mentalement, mais ne franchit pas ou peu les obstacles. "La frustration, c'est qu'on peut se dire qu'on n'est pas loin. Mais à la fin, on ne prend ni la qualification à Nice, ni les trois points aujourd'hui", constate amèrement le capitaine Becir Omeragic.
Le classement de Ligue 2 place Montpellier à la 10e position, dans le ventre mou d'une division pourtant balayée par personne. Les victoires dans des matches où l'altitude s'élève se comptent sur les doigts d'une main : à Dunkerque (0-1), Metz (0-4) en 16es de finale de Coupe, ou contre Guingamp (3-1) et Annecy (1-0).
Zoumana Camara entre crispation et choix discutés
Cet enchaînement pouvait changer la campagne montpelliéraine. Il l'a renvoyée à ce "plafond de verre" cher à Zoumana Camara. À force de le rabâcher, comme le fait que le MHSC "ne boxe pas dans la même catégorie" que les Verts ou Reims, le technicien n'a-t-il pas fini par convaincre ses propres joueurs de leurs limites ?
Partisan du réalisme, l'ex-défenseur laisse transparaître une forme de crispation, en décalage avec sa sérénité habituelle. Il avait qualifié cette rencontre dans le Chaudron de "capitale". Le changement de discours d'un coach d'ordinaire mesuré publiquement n'a pas trouvé son prolongement sur le terrain.
Comme son équipe, Camara a vécu une semaine contraire. Par les résultats, mais aussi par les choix. Ils ont été payants en début de match : à Nice avec le retour de la défense à cinq, puis à Saint-Étienne avec la titularisation surprenante et concluante de Théo Sainte-Luce en position de stoppeur. Mais au bout, ceux en cours de partie ont été perdants : mercredi, avec des entrées manquées, et samedi, avec des remplacements tardifs ou incompris, comme Savanier par Fayad.
Progression mentale mais bascule comptable manquée
"On m'a demandé de rebâtir, de ramener un nouvel état d'esprit, une organisation. Je sens malgré tout que l'équipe progresse", a affirmé Camara à Geoffroy-Guichard. Depuis quatre matches et le succès à Bastia (0-2), son groupe a réussi à se métamorphoser sur le plan de l'état d'esprit, bien plus en adéquation avec les exigences de la L2.
Mais la bascule, elle, a été de nouveau manquée comptablement avec cet échec stéphanois. Camara a refusé d'imputer cette défaite à un physique émoussé. "Il reste douze journées. Il ne faut pas non plus se dire que tout est fini", insiste Omeragic, dont un départ dans les prochains jours serait perçu comme un signal inverse.
Cette semaine perdue de Nice à Saint-Étienne souligne les défis persistants du MHSC : un mental en progression mais des résultats qui tardent à suivre, laissant le club dans une position inconfortable en Ligue 2.