Arrivé cette saison en Périgord noir, le troisième ligne Clément Clastres s'est fait une place au sein du CA Sarlat. Il sera présent pour le barrage face à Courbevoie, dimanche 26 avril, au stade Christian-Goumondie. Les phases finales de Fédérale 1 débutent ce week-end, et le club sarladais pourra compter sur un noyau dur de joueurs expérimentés, mais aussi sur des recrues comme Clastres.
Un joueur régulier et fiable
Clément Clastres, troisième ligne d'1,88 m au profil de plaqueur-gratteur, a participé à 20 des 21 feuilles de match cette saison, alternant entre titulaire et finisseur. Cette régularité témoigne de sa fiabilité et de sa bonne adaptation à son nouvel environnement. Après Cognac l'an passé, le Périgord est sa troisième destination rugbystique. Originaire des Pyrénées-Orientales, il a débuté à l'ES Catalane à 8 ans, avant de passer par Céret en Fédérale 1 entre 18 et 21 ans.
Un parcours varié
Clastres est revenu à l'ES Catalane en 2022 pour deux saisons en Fédérale 2. En quête d'un jeu plus aéré, il a rejoint Cognac en 2024, mais un passage écourté par la relégation administrative du club. Ambitieux, il n'a pas hésité quand Sarlat l'a sollicité. « On fait une bonne saison, on est troisième et là, on dispute les phases finales », se réjouit-il. Il apprécie l'ambiance familiale du club.
Un match piège face à Courbevoie
Le CA Sarlat, troisième de sa poule, reçoit Courbevoie, sixième de la poule 1. Les Altoséquanais ont obtenu neuf victoires (dont trois à l'extérieur) pour douze défaites et un nul. L'entraîneur Méryl Astorg prévient : « C'est un match piège. C'est une équipe qui monte en puissance, opportuniste. » Les Sarladais devront être pragmatiques et s'appuyer sur leur force devant.
Un joueur rugueux et explosif
Clastres se définit comme « rugueux, dur sur l'homme » et s'inspire de l'Australien Michael Hooper. Son entraîneur le décrit comme « explosif, actif sur le plaquage, un travailleur de l'ombre », mais ajoute qu'il faut « arriver à le canaliser ». Positionné troisième ligne centre, il a dû évoluer offensivement. « En 8, tu dois trier les ballons, c'est plus de responsabilités », explique-t-il. Il travaille sur sa justesse technique et son placement.
Face à Courbevoie, Clastres aborde les phases finales avec enthousiasme : « Ce sont les meilleurs moments, on en bave toute l'année pour vivre ça. »



