Le retour des cadres redonne de l'élan à Bordeaux après la défaite contre Chauray
Bordeaux retrouve sa colonne vertébrale à Locminé

Une réaction salutaire pour Bordeaux après la défaite contre Chauray

Une semaine après l'effondrement contre Chauray, les performances de la ligne Grillot - Ba - Shamal - Bahassa ont redonné une assise à l'équipe samedi à Locminé (1-2). Avec des cadres à leur niveau, c'est tout de suite mieux. Une semaine après la défaite contre Chauray (1-3), et notamment une entame de match indigne qui a probablement coûté son dernier espoir de décrocher une première synonyme de montée en Ligue 3, les joueurs bordelais ont montré un autre visage samedi à Locminé (1-2), avec une colonne vertébrale disloquée cet hiver qui a redonné du corps à l'équipe.

Jean Grillot, doublement décisif

Contre Chauray, le capitaine, à qui le nouvel entraîneur Rio Mavuba a maintenu le brassard, n'avait pas été directement responsable mais trop court pour rattraper les errements de ses coéquipiers de la défense. Au sein d'un bloc plus compact et d'une ligne qui a retrouvé sa consistance, Jean Grillot a à nouveau régné dans les duels samedi. Coupant une des rares incursions bretonnes dans la surface en première mi-temps (36e), il a été doublement décisif en deuxième période. Offensivement, avec une tête pas assez appuyée sur un centre de Diagouraga qui est arrivée dans les pieds de Ba pour l'ouverture du score. Défensivement, à 2-0 et 10 minutes de la fin, où il a annihilé un 2 contre un en poussant l'avant-centre adverse à s'excentrer puis en récupérant le ballon d'un tacle glissé. Le Grillot de la première moitié de saison est de retour.

Abou Ba a impacté l'équilibre de l'équipe

Son absence sur blessure, de mi-décembre à mi-février (entorse de la cheville puis lésion musculaire lors de son retour le 17 janvier), avait touché l'équilibre de l'équipe. Par son expérience dans le placement et son impact à la récupération et sur les deuxièmes ballons, Abou Ba s'est rendu indispensable. Quand il est là, devant la défense, il libère ses coéquipiers du milieu pour sortir au pressing ou se projeter offensivement : Guillaume Odru lors de la première partie de saison ; Adama Diop et Tidyane Diagouraga samedi à Locminé. En sentinelle dans le 4-3-3, il a éteint Belhaj et Didot. « C'est un système qu'on avait déjà utilisé (en août et septembre, NDLR) » disait-il, voulant « avoir une pensée » pour les anciens entraîneurs Bruno Irles et Dado Prso. « Contre Chauray, on avait encore la déception du match de la Roche. On n'a pas su réagir, alors qu'on s'était bien préparé même s'il y avait des blessés. On a été à l'envers, moi le premier. Ça a été mon pire match de la saison. »

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Steve Shamal a percuté avec justesse technique

Quand il a les jambes, l'ailier à la grosse expérience de L2 sort du lot, par sa justesse technique, ses percussions. Rio Mavuba va croiser les doigts pour que Steve Shamal, au temps de jeu haché depuis décembre par les pépins physiques avec deux retours avortés (le 17 janvier aux Herbiers puis le 14 mars contre Poitiers), puisse cette fois finir fort. Samedi, il a fait mal aux Morbihannais, provoquant dès la 2e minute l'avertissement de son vis-à-vis, alternant entrées dans l'axe et prise de largeur. Il lui a manqué la finition sur deux situations et la deuxième période a été plus difficile. Mais il aurait ajouté une septième passe décisive en championnat à sa saison si Diagouraga n'avait pas échoué en face à face avec le gardien Sy. C'était déjà vrai sous l'ère Irles : sa présence ou non change le jeu offensif de son équipe.

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Soufiane Bahassa, de l'imprévisibilité en plus

Lui a pâti cette saison de la concurrence avec le meilleur buteur Royce Openda, l'ex entraîneur Bruno Irles le préférant sur le côté droit qu'à gauche. Pierre-Bertrand Arné lui avait ainsi été préféré en l'absence de Shamal. C'est à droite que Rio Mavuba l'a aligné aussi samedi, en l'absence d'Openda blessé. Dans un autre style que l'international gabonais, Soufiane Bahassa a beaucoup apporté, très disponible et alternant comme Shamal les déplacements autour de la pointe Etonde. Son pêché mignon (le dernier geste) reste, avec un face à face perdu. Mais l'ancien Libournais a ajouté une troisième passe décisive en 2026, soit une tous les 94 minutes de jeu. Son pied gauche, qui avait failli amener l'égalisation en fin de match à La Roche le 21 mars, est également une arme sur coups de pieds arrêtés.