Vingt ans après leur dernière finale, les Gunners, plus solides que l’Atlético de Madrid (1-0), sont de retour en finale de Ligue des champions. Avec contrôle, maîtrise et sérénité, les joueurs de Mikel Arteta ont pris le dessus sur l’Atlético de Madrid d’Antoine Griezmann et se sont offerts le premier ticket vers la finale à Budapest le 30 mai prochain.
Un match maîtrisé
Décriée pour sa qualité de jeu à la lumière du spectacle offert par l’autre demi-finale entre le PSG et le Bayern Munich, la première manche de ce duel entre Anglais et Espagnols laissait présager 90 nouvelles minutes peu emballantes, voire soporifiques, à l’Emirates Stadium de Londres. Sans être spectaculaire, l’intensité de cette demi-finale est montée d’un cran sur cette manche retour, sous l’impulsion de Diego Simeone et Mikel Arteta, deux entraîneurs aux mouvements incessants sur leur banc de touche.
La défense en vedette
L’excitation qu’ils caractérisent a pourtant dénoté avec le calme apporté par William Saliba et ses partenaires de la défense anglaise. Si Viktor Gyökeres a constamment pesé dos au jeu, et que Bukayo Saka a inscrit le but de la qualification juste avant la mi-temps (45e) sur une frappe de Trossard mal repoussée par Jan Oblak, les Gunners ont surtout fait étalage de leur goût pour la résistance.
Héroïque, Gabriel l’a été pour empêcher Giuliano Simeone de remettre les deux équipes à égalité après avoir dribblé David Raya (51e). Saliba a multiplié les interventions pleines d’autorité sur Julian Alvarez ou Ademola Lookman, peu inspiré dans la nuit londonienne, et David Raya s’est interposé devant Antoine Griezmann (55e) sur la seule tentative cadrée des Madrilènes.
Des certitudes défensives
Face au Bayern ou à Paris à la fin du mois, le potentiel offensif sera tout autre, c’est certain. Mais Arsenal n’est pas la seule équipe invaincue en Ligue des champions cette saison pour rien. Son assise défensive sera mise à rude épreuve, mais les certitudes sont là et peuvent permettre aux Gunners d’y croire.



