En 2026, une étude de l'Ifop confirme une tendance amorcée depuis plusieurs années : les jeunes femmes âgées de 15 à 29 ans font moins l'amour que leurs aînées. Pourtant, cette baisse d'activité sexuelle ne s'accompagne pas d'une diminution du plaisir ou de l'épanouissement.
Une récession sexuelle confirmée
Selon l'enquête menée par l'Ifop pour la firme Espace Plaisir, la part des femmes sexuellement inactives augmente significativement. Entre 20 et 24 ans, elles étaient 11 % en 1992 contre 16 % aujourd'hui. Chez les 25-29 ans, le bond est encore plus marqué : de 11 % à 23 %. Au total, une femme sur trois entre 20 et 29 ans déclare ne pas avoir eu de rapport sexuel au cours des douze derniers mois.
Un désintérêt pour la sexualité ?
L'étude révèle également que seulement 38 % des 14-24 ans accordent une place « importante » à la sexualité, contre 62 % en 1990. Ce chiffre illustre un changement de priorités chez les jeunes générations, qui semblent moins centrées sur l'acte sexuel.
Plaisir et épanouissement préservés
Malgré cette baisse d'activité, les jeunes femmes ne renoncent pas au plaisir. L'enquête montre que la satisfaction sexuelle reste élevée, avec une majorité de femmes se déclarant épanouies dans leur vie intime. Les experts évoquent une évolution des attentes : la qualité prime sur la quantité, et les formes de plaisir non pénétratives gagnent en importance.
Des pratiques diversifiées
Les jeunes femmes explorent davantage leur sexualité de manière solitaire ou via des pratiques alternatives. La masturbation, par exemple, est plus fréquente et mieux acceptée. Cette diversification permet de maintenir un niveau de plaisir élevé, même en l'absence de rapports réguliers.
Les raisons de cette évolution
Plusieurs facteurs expliquent cette tendance : l'accès facilité à la pornographie, une pression sociale moindre pour avoir des rapports, une meilleure éducation sexuelle mettant l'accent sur le consentement, et une utilisation accrue des écrans qui empiète sur le temps dédié aux relations physiques.
En définitive, cette « récession sexuelle » n'est pas synonyme de mal-être. Les jeunes femmes redéfinissent leur rapport à la sexualité, privilégiant le plaisir personnel et la qualité des relations plutôt que la fréquence des actes.



