Le gouvernement a annoncé ce mercredi une révision de la procédure de sortie de l'Institut national du service public (INSP), anciennement École nationale d'administration (ENA). Cette décision vise à moderniser le parcours des hauts fonctionnaires et à répondre aux critiques sur le manque de diversité et de mobilité au sein de la haute fonction publique.
Une réforme attendue
La réforme de l'ENA, devenue INSP en 2021, avait déjà introduit des changements majeurs, notamment la suppression du classement de sortie. Cependant, le gouvernement estime que des ajustements supplémentaires sont nécessaires pour garantir une meilleure adéquation entre les compétences des élèves et les besoins des administrations.
Selon le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, cette nouvelle étape vise à « renforcer l'attractivité des métiers de la haute fonction publique et à favoriser une plus grande diversité sociale et territoriale ».
Les principales mesures
- Assouplissement des modalités de sortie : les élèves pourront désormais choisir entre plusieurs voies d'accès aux postes de responsabilité, incluant des stages en collectivités territoriales et dans le secteur privé.
- Accompagnement personnalisé : un suivi individualisé sera mis en place pour aider chaque élève à construire son projet professionnel.
- Renforcement des liens avec les universités : des partenariats seront développés pour attirer des profils variés.
Le gouvernement espère que ces mesures permettront de diversifier les profils des hauts fonctionnaires et de répondre aux enjeux contemporains de l'action publique. Les syndicats de la fonction publique ont salué une « avancée significative », tout en appelant à une vigilance sur les conditions de mise en œuvre.
Un processus consultatif
Un comité de suivi, composé de représentants des ministères, des élèves et des anciens élèves, sera chargé d'évaluer l'impact de ces changements. Le gouvernement prévoit une mise en application progressive à partir de la rentrée 2027.
Cette réforme s'inscrit dans une volonté plus large de moderniser l'administration française et de la rendre plus agile face aux défis du XXIe siècle.



