Sandrine Cloarec, directrice générale du Crous de Montpellier – Occitanie, revient sur la mise en place du repas à un euro pour tous les étudiants, une mesure entrée en vigueur ce lundi 4 mai, partout en France. Le Crous a opéré un virage tarifaire important. De quoi parle-t-on et qui est impacté ? Il faut savoir que la production d’un repas servi au Crous coûte entre 8 et 9 euros. Depuis ce lundi 4 mai et comme partout en France, il est proposé au tarif unique de 1 euro à l’ensemble des étudiants, dans nos différents points de restauration. C’était le tarif appliqué à tous les bénéficiaires de bourses, quand les autres devaient débourser 3,30 euros.
Le contenu du repas à 1 euro
Dans les restaurants universitaires, le modèle est celui d’un plat chaud et de deux éléments périphériques : entrée, fromage ou dessert. Dans les cafétérias et les brasseries, qui sont des structures plus petites, le plat chaud est remplacé par un sandwich ou une pizza. Les étudiants ont évidemment la possibilité de rajouter des éléments qu’ils paieront en supplément. Cette offre à 1 euro peut être activée une fois par service, midi et soir.
Qualité et quantité inchangées
Cette baisse du prix ne risque-t-elle pas d’entraîner une baisse de la qualité ou des quantités ? Sandrine Cloarec se veut rassurante : « Dans l’assiette, rien ne change. Il s’agit du même repas, des mêmes quantités, de la même qualité et de la même diversité que ce que nous proposions à nos étudiants la semaine dernière. » Dans les restaurants universitaires situés sur les campus Vert-Bois, Triolet et Richter, les repas sont cuisinés sur place.
Pourquoi une mise en place en mai ?
C’est une directive nationale sur laquelle Montpellier s’est aligné, mais qui s’explique. Mai et juin sont des mois stratégiques durant lesquels les examens de fin d’année entraînent une baisse de la fréquentation des restaurants universitaires. Cela permet de tester le dispositif et d’effectuer des ajustements avant que nos sites de restauration ne soient à pleine charge.
Hausse de fréquentation attendue
Quelle pourrait être l’ampleur de la hausse de fréquentation des restaurants universitaires ? Localement, c’est très compliqué à quantifier mais les estimations nationales tablent sur une hausse de fréquentation de 12 %. Le risque d’un blocage du système existe-t-il ? Le gros enjeu est surtout d’éviter les bouchons. Le système de paiement Izly, mis en place dès 2015, va dans ce sens en accélérant le passage en caisse. Cette fluidité passe aussi par une meilleure répartition des heures de repas des étudiants. Actuellement, 50 % de la fréquentation se fait entre 12 h et 13 h, alors que les restaurants ouvrent dès 11 h 30 et certains en continu jusqu’à 21 h 30.
Investissements et recrutements
Le Crous va aussi réaliser une série d’investissements grâce à un fonds d’urgence de 82 500 euros issu de la loi de finances 2026, notamment la modernisation de la zone de préparation de repas de Vert-Bois qui produit les barquettes à destination des cafétérias. Enfin, vingt nouvelles embauches sont validées. Ces personnels devraient être affectés aux sites les plus en tension, à proximité des gros campus. « Bref, nous sommes prêts », conclut Sandrine Cloarec.



