Une Japonaise redécouvre son frère après la mort de ce dernier. Un film délicat et émouvant. En 2023, « La Famille Asada », sixième long-métrage de Ryota Nakano, avait séduit près de 300 000 Français. On retrouve le même balancement entre émotion, humour et pudeur dans « Mon grand frère et moi », cette fois filmé non plus depuis le point de vue d’enfants mais depuis celui d’une jeune femme japonaise, Riko (Ko Shibasaki), mère de famille dont le quotidien très rangé est bouleversé par la disparition de son grand frère, Joe.
Un fantôme bienveillant
Elle ne le voyait plus, depuis des années. Trop instable, trop menteur… Elle doit partir chez lui à Tagajo, à 300 kilomètres de Tokyo, organiser ses funérailles, vider son appartement. Pendant ces quelques jours, Riko apprend à le redécouvrir, bien plus complexe, attachant et courageux qu’elle le pensait. Ce frère mal aimé devient un bienveillant fantôme.
Un film touchant
Un film touchant, qui rappelle que le deuil n’est pas que douleur. Il peut être aussi le moment d’une meilleure compréhension de soi, et des gens qu’on aime. « Mon grand-frère et moi », de Ryota Nakano. Durée : 2 h 07. En salles ce mercredi 6 mai.



