Rachel, 19 ans, et Fanny, 20 ans, partagent une chambre dans un foyer catholique à Paris. « Ça peut être contraignant, mais ça permet de se sentir en sécurité », explique Rachel.
Un logement étudiant pas comme les autres
Le foyer, situé dans le 14e arrondissement, accueille des étudiantes de diverses filières. La chambre de 15 m² est meublée et dispose d'un petit coin cuisine et d'une salle de bains privative. Les deux colocataires paient 450 euros par mois chacune, charges comprises. Un prix attractif dans la capitale.
Les règles sont strictes : pas de garçons dans les chambres, couvre-feu à 23 heures, et interdiction de faire du bruit après 22 heures. « On a des horaires, mais ça nous oblige à être organisées », confie Fanny.
Une vie communautaire encadrée
Le foyer propose des espaces communs : une cuisine collective, une salle de détente et une chapelle. Des activités sont organisées chaque semaine, comme des ateliers de cuisine ou des soirées jeux. « On a créé une vraie solidarité entre les filles », raconte Rachel.
Pour la direction, ce cadre vise à offrir un environnement sécurisé et propice aux études. « Nous avons 80 places, et la demande est forte », indique sœur Marie, responsable du foyer.
Des contraintes acceptées
Les deux étudiantes reconnaissent que la promiscuité peut être difficile. « On doit s'adapter aux habitudes de l'autre. Fanny se lève tôt, moi je suis du soir », explique Rachel. Mais elles soulignent les avantages : « On économise sur le loyer et on n'est jamais seules. »
Selon une enquête de l'Observatoire de la vie étudiante, 12 % des étudiants parisiens vivent en colocation. Les foyers confessionnels représentent une part modeste mais croissante de l'offre de logement.
Un modèle qui séduit
Le foyer catholique affiche complet chaque année. « Les étudiantes recherchent un cadre rassurant, surtout quand elles arrivent de province », explique sœur Marie. Pour Rachel et Fanny, l'expérience est positive : « On se sent protégées, et ça compte quand on est loin de sa famille. »



